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Glyphosate : quatre députés LREM d'Aquitaine co-signent une tribune pour son interdiction

Désherbage chimique avec du Glyphosate / © Christian Watier/Maxppp
Désherbage chimique avec du Glyphosate / © Christian Watier/Maxppp

Dans une tribune publiée dans le Monde, 54 députés LREM, dont Sophie Panonacle, Catherine Fabre, Lionel Causse et Jacqueline Dubois, prennent position contre le renouvellement de la licence du glyphosate, qui doit être voté à Bruxelles ce 25 octobre.

Par Maïté Koda

"Nous députés de La République en marche, demandons une interdiction du glyphosate". C'est dans une tribune publiée dans le Monde dimanche 22 octobre que 54 députés LREM ont co-signé un texte appelant les pays membres de l'UE de se prononcer contre l'utilisation du glyphosate. Parmi eux, les députées de Gironde, Sophie Panonacle et Catherine Fabre, le député des Landes Lionel Causse et la députée de Dordogne Jacqueline Dubois.
 
 
Ce 25 octobre, la France comme les autres pays de l'Union européenne devront se prononcer sur l'autorisation de renouvellement la licence de ce pesticide, particulièrement répandu. L'utilisation du glyphosate par les collectivités dans les espaces ouverts au public est interdite en France depuis le 1er janvier 2017. Mais dans l'agriculture, près de 2/3 des agriculteurs y ont toujours recours, selon Eric Thirouin, secrétaire adjoint de la FNSEA interrogé dans 20 minutes.  
 


Un débat très vif à Bruxelles

L'autorisation actuelle doit prendre fin en décembre, et à Bruxelles, la bataille sur son renouvellement fait rage.


D'un côté,  les agriculteurs, et notamment le syndicat FNSEA, militent pour le maintien de son autorisation, arguant de "l'absence d'alternatives" à ce pesticide, et s'inquiétant pour l'avenir des agriculteurs. De plus, de grands groupes industriels œuvrent au niveau de Bruxelles, et mènent des campagne de lobbysme en faveur du glyphosate.  
 

De l'autre, défenseurs de l'environnement et médecins qui prônent le principe de précaution, la substance ayant été classée comme "cancérigène probable" par le Circ, le centre de recherche sur le cancer. C'est également la position de la France, qui votera contre le renouvellement de son utilisation pour dix ans, et relayée par les députés LREM dans Le Monde.
 
 

Nous estimons que ce produit nocif, aujourd’hui largement utilisé, doit être abandonné. (..) Sortir du glyphosate, tout en accompagnant comme il se doit les agriculteurs dans cette transition, dans un calendrier court et réaliste, est un bon compromis.

 
 
 
"Aujourd'hui, il est impossible de ne pas respirer ou ingérer du glyphosate. Il est partout sans même que nous le sachions. C'est un véritable question de santé publique", poursuivent les députés.
 

Inquiétudes en Nouvelle-Aquitaine

En Nouvelle-Aquitaine, un collectif de médecins libéraux s'était déjà publiquement positionné contre le glyphosate. Présent dans le Round up, un désherbant controversé mais également très utilisé, on le retrouve dans les cultures de fruits, de vignes et de céréales.
Le 8 octobre, une marche contre l'usage des pesticides dans les vignes avait réuni plusieurs centaines de personnes à Listrac-Médoc, en Gironde.
 
 
 

C'est le 25 octobre que le vote, repoussé déjà quatre fois, doit avoir lieu. Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a plaidé ce lundi sur RTL pour un renouvellement, mais pour trois ans seulement.
 
 

Pendant ces trois ans, on regarderait tout ce qu'on peut trouver en termes d'alternative et aider ceux pour lesquels l'utilisation du glyphosate est indispensable à se pencher sur d'autres pratiques et d'autres techniques.

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