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Le grand débat national : les maires divisés en Aquitaine

Le grand débat national voulu par Emmanuel Macron a-t-il du plomb dans l'aile? Le gouvernement aimerait confier son organisation aux maires. Beaucoup ne sont pas d'accord. 

Par Sandrine Papin

Il divise jusqu'au sein du gouvernement. Maintenant, ce sont les maires qui se montrent sceptiques. Le grand débat national imaginé par Emmanuel Macron
et qui débute le 15 janvier pour répondre aux gilets jaunes ne convainc pas forcément dans les campagnes.
 

On est pas des perdreaux de l'année



Les élus sont invités à l'organiser mais beaucoup refusent. C'est le cas du maire de Neuvic en Dordogne.

Francois Roussel (Les Républicains) est très réservé et reproche à l'exécutif son manque de communication.
 
 Il ne veut pas en être l'animateur. L'édile en est persuadé : c'est un moyen pour faire diversion.

" On a l'impression que c'est panique à bord et qu'il faut trouver un sujet pour détourner l'attention."


Un sentiment partagé par de nombreux élus quelle que soit la couleur politique.

En Gironde,  le maire de Saint-Yzans-de-Médoc, Segundo Cimbron annonce la couleur sur sa page Facebook.

Dans une lettre ouverte, cet ancien adhérent au Parti communiste s'adresse avec virulence au Président de la République.

Le maire de ce village de 392 habitants estime qu'il s'agit là d'une mascarade. Lui aussi refuse de l'organiser.
 

« Je ne puis que vous dire ma satisfaction que vous vous souveniez enfin de l’existence d’élus locaux de proximité autrement que pour leur transférer des responsabilités nouvelles qui relèvent des compétences de l’État (et parfois de ses devoirs régaliens) sans leur transférer les moyens de les assumer. (…) Je suis cependant au regret de vous dire que je ne participerai pas à ce débat, ni en tant que citoyen, ni en tant que maire. »
 


Les maires redoutent les conséquences en cas d'échec du chef de l'état. Pourtant, certains font entendre une voix dissonante comme à Mussidan en Périgord

Stéphane Tricard y voit, pour les citoyens, l'occasion de participer à de grandes décisions liées à un nouveau modèle de société .

 "On va organiser un débat toutes les deux semaines. en milieu rural, c'est pas les horaires qui nous font peur". 

Avec cet exercice, l' Elysée espère pouvoir éteindre l'incendie allumé à l'automne, mais le feu couve encore malgré l'abandon  de la hausse de la taxe carbone  et les mesures annoncées par le gouvernement.

Quatre thématiques ont été retenues par le gouvernement : transition écologique, fiscalité, organisation de l'État et démocratie et citoyenneté.

Les conclusions du débat devraient nourrir la réforme constitutionnelle.

Son examen prévu en janvier a été décalé afin de "tenir compte des éventuelles modifications qui seront souhaitées par les Français". Promesse du Gouvernement.

 
Le grand débat d'Emmanuel Macron : au bon vouloir des maires


 

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