Grippe aviaire. Comment faire pour protéger vos poules domestiques ?

Les départements de la Charente-Maritime et des Deux-Sèvres sont placé en "risque élevé" d'introduction de la grippe aviaire par les oiseaux migrateurs. Les industriels ont l'habitude de gérer ce phénomène. Mais vos poules domestiques, que faut-il faire pour les protéger ?
Ce jeudi, les autorités françaises ont placé jeudi 45 départements en risque "élevé" d'introduction de la grippe aviaire par les oiseaux migrateurs, obligeant notamment les éleveurs à confiner les volailles ou à poser des filets de protection. Cette consigne est aussi valable pour les personnes possédant des poules à la maison ou en basse-cours.
Ces mesures de restriction sont justifiées par "la nécessité de prendre des mesures de prévention urgentes et immédiates pour protéger les élevages de volailles français d'une potentielle contamination par le virus influenza aviaire par les oiseaux sauvages en particulier dans les zones à risque particulier ou les départements traversés par des couloirs de migration", selon cet arrêté.
Le classement en risque "élevé" déclenche l'instauration de mesures de protection renforcées, dont l'obligation de confinement ou de pose de filets pour empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles et les basses-cours.

Comment protéger mes poules dans le jardin ?

Donc si vous possédez des poules chez vous, mieux vaut les protéger en les confinant ou en installant un filet de protection au-dessus de leur enclos. C’est effectivement, la seule solution afin d’éviter que d’autres volatiles ne viennent au contact de vos animaux.

Ce qui est demandé au demandé aux acteurs professionnels mais également aux particuliers détenteurs d’oiseaux ainsi qu’aux chasseurs, un strict respect des mesures de prévention.
A compter du 6 novembre 2020, les mesures de prévention suivantes sont rendues obligatoires dans l’ensemble des départements classés en «niveau élevé», ce qui est le cas pour la Charente-Maritime :
- la claustration des volailles ou protection de celles-ci par un filet avec réduction des parcours extérieurs
- l’interdiction de l’organisation de rassemblements et la participation des volailles originaires des zones concernées dans les zones au risque «négligeable»
- l’interdiction de transport et de lâcher de gibiers à plumes
- l’interdiction de l’utilisation d'appelants.

De plus, les mesures suivantes sont applicables sur l’ensemble du territoire national :
- la surveillance clinique quotidienne dans les élevages commerciaux et non commerciaux
- l’interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l'arrivée de la France
- la vaccination obligatoire dans les zoos pour les oiseaux ne pouvant être confinés ou protégés sous filet.

Rassemblements interdits

Par ailleurs, les rassemblements de volailles vivantes sont interdits, en particulier sur les marchés, de même que les lâchers de gibiers à plume par les chasseurs. Il s'agit, selon l'exposé du ministère de l'Agriculture dans son arrêté, de "prendre en compte l'évolution sanitaire défavorable vis-à-vis de l'influenza aviaire dans l'avifaune en Europe".

Un danger pour l'homme ?

Depuis l'apparition de foyers en Russie et au Kazakhstan cet été, l'épizootie, qui ne présente aucun danger pour l'homme, a progressé vers l'ouest, atteignant récemment les Pays-Bas.

"Depuis, une dynamique d'infection s'est emballée puisque 13 cas en faune sauvage et un foyer en élevage de poulets de chair aux Pays-Bas et 13 cas chez des oiseaux sauvages en Allemagne ont été déclarés. Le 3 novembre, le Royaume-Uni déclare également un premier foyer, dans le nord-ouest de l'Angleterre", souligne le ministère.

Des informations détaillées ainsi qu’un guide pratique sont disponibles sur le site du Ministère de
l’agriculture et de l’alimentation : https://agriculture.gouv.fr/tout-ce-quil-faut-savoir-sur-linfluenzaaviaire

 
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