Cet article date de plus de 5 ans

Grippe aviaire : les 5 départements d'Aquitaine soumis à de nouvelles restrictions

Le ministère de l'agriculture a pris ce vendredi de nouvelles dispositions pour éviter au maximum la propagation de la grippe aviaire. Huit départements du sud-ouest sont concernés par ces mesures de biosécurité, dont l'ensemble de l'Aquitaine.
Un technicien vaccine un canard lors de la précédente épidémie de grippe aviaire le 1er mars 2006 à Villars-Les-Dombes.
Un technicien vaccine un canard lors de la précédente épidémie de grippe aviaire le 1er mars 2006 à Villars-Les-Dombes. © JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
Ces mesures visent à "assainir les zones de production de volailles".

Elles seront mises en oeuvre dans huit départements du sud-ouest où les 30 foyers de grippe aviaire ont été détectés depuis fin novembre.

Cette nouvelle "zone de restriction" englobe toute la région Aquitaine et les départements voisins du Gers, des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Vienne, ainsi que 30 communes du Lot et une commune de Charente, selon un arrêté paru vendredi au Journal officiel.

Désinfections obligatoires


Dans ce périmètre, des "mesures de biosécurité" doivent dorénavant être appliquées pour l'élevage, le transport et l'abattage des volailles.

Les véhicules utilisés pour les déplacements d'oiseaux ou "de toute autre matière ou substance susceptible d'être contaminée" doivent être "nettoyés et désinfectés", au même titre que les élevages, où une période de "vide sanitaire" doit en outre être respectée entre deux cheptels.

Les animaux vivants et les oeufs à couver ne pourront pas sortir de la "zone de restriction", sauf dérogation du préfet dans certains cas.

Les "rassemblements d'oiseaux" vivants comme les foires et marchés, ainsi que les lâchers de gibiers à plumes sont soumis à autorisation préfectorale.

La vente de volailles non plumées provenant de la "zone de restriction" est interdite, tandis qu'un "traitement assainissant" est obligatoire pour les sous-produits destinés à l'alimentation animale (abats, carcasses...).

Les détails pratiques de ces mesures seront précisés par une instruction du ministre de l'Agriculture.

L'agence de sécurité sanitaire et alimentaire a confirmé cette semaine que la principale souche identifiée du virus n'est pas transmissible à l'homme. Le ministère, pour sa part, rappelle que la consommation de volaille et de foie gras ne présente aucun risque de contamination.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
grippe aviaire agriculture économie