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75e anniversaire des massacres de Tulle et d’Oradour – Épisode #2 : la division Das Reich

Le massacre d'Oradour-sur-Glane, point culminant des violences commises par les hommes d ela Das Reich en juin 1944. / © André Abalo - France 3 Limousin
Le massacre d'Oradour-sur-Glane, point culminant des violences commises par les hommes d ela Das Reich en juin 1944. / © André Abalo - France 3 Limousin

A l'occasion du 75e anniversaire des massacres de Tulle et d'Oradour-sur-Glane, France 3 Nouvelle-Aquitaine vous propose une série d'articles consacrés à unee division de la Waffen-SS qui va commettre plusieurs exactions sur son parcours du sud de la France à la Normandie. #1 : La Das Reich

Par Bernard Gouley (avec H.A) - France 3 Nouvelle-Aquitaine

Le 6 juin 1944, après cinq années d’occupation allemande, la libération de la France commence avec le débarquement anglo-américain sur les plages normandes. Toutes les forces militaires allemandes disponibles sont appelées à rejoindre le front normand. C’est dans ce contexte d’urgence et de fin régime que la division allemande Das Reich, basée à Montauban, va se mettre en marche pour la Normandie. Qui compose cette division et quelle est la raison de sa présence dans les environs de Montauban ?

En Allemagne, les officiers provenaient essentiellement de la noblesse et de la grande bourgeoisie. Lorsqu’Hitler accède au pouvoir, il "casse" les codes et permet à des ouvriers et des petits bourgeois d’accéder à des grades d’officier. La Das Reich était composée de ces deux catégories. Ces hommes, pour accéder à cette division délite, appartenaient au parti nazi et devaient faire preuve d’un fanatisme infaillible. La particularité de cette division était la présence de "malgré nous" alsaciens dont certains en déserteront en 1944 pendant tandis que d’autres participeront le 10 juin au massacre d’Oradour.

Entre 1942 et 1943, la Division est sur le front russe. Elle subit des pertes considérables tant chez les soldats que les officiers. Près de 20% des officiers et sous-officiers sont revenus de Russie inaptes au combat. L’état-major décide en 1944 de placer des troupes au nord de la Loire et dans le Sud-Ouest en prévision d’un débarquement allié qu’il sait imminent. C’est la première raison de leur venue dans le département du Lot et Garonne. La seconde est de mettre en échec les réseaux de résistance de la région. En avril 1944, les premiers éléments de la Division Das Reich arrivent à Montauban. Au total, ce sont 15 000 hommes qui seront répartis dans une cinquantaine de cantonnements à Montauban et dans les environs.

Les premières exactions

Les SS de la Das Reich, un parcours de la désolation
Réalisation : Caroline Reussner
Coproduction : Bonne étoile Productions / France Télévisions / France 3 Limousin
avec le soutien de la DMPA, du Ministère de la Défense, de la Fondation CARAC et du Comité des Martyrs de Tulle.
Un documentaire labellisé par l’Office National des Anciens Combattants de Corrèze



La division avait déjà effectué un séjour à Montauban. C’était en 1940, la France avait signé l’armistice, la population était calme et résignée. En avril 1944, la résistance s’est développée et nombreux sont les Français et Françaises qui estiment à juste titre que la chute du 3ème Reich n’est qu’une question de temps.

Fin mai 44, on estimait à 500 000 le nombre le nombre de résistants actifs en France dont 10 000 pourvus d’armes dans la Dordogne, la Corrèze, la Haute-Vienne et la Creuse. Côté maquis la consigne donnée à ceux qui suivent De Gaulle est de ne pas bouger tant que les alliés n’ont pas débarqué. Ce groupe représente les deux tiers des résistants en France. Le dernier tiers composé de francs-tireurs et partisans communistes refusent l’autorité de De Gaulle et veulent que la France se libère par elle-même.

Les hommes de la Das Reich sont quant à eux actifs. Ils attaquent les maquis du Lot en mai 1944, effectuent des arrestations à Figeac et des résistants sont fusillés. A partir du 6 juin, l’arrivée des alliés sur les côtes normandes sème un vent de panique parmi les Allemands basés en France. Ils vont redoubler de violence. Oradour sur Glane en sera le point culminant.
 
 
A suivre : 

3 - L’épopée sanglante 
4 - Les 99 pendus de Tulle


Épisode précédent : 

1 - Le D-Day
 


Oradour-sur-Glane

A découvrir sur •3NoA, à partir du 10 juin 2019, à l'occasion du 75e anniversaire du massacre, "Robert Hébras, le dernier d'Oradour" un magazine de 30 minutes consacré à cet homme qui, aujourd'hui, est le seul survivant du massacre encore en vie. Agé de 93 ans, il a refait pour nous le chemin de sa maison à la grange Laudy. Il nous confie ses souvenirs, son émotion et partage une dernière fois avec nous, son devoir de mémoire. Conception : Franck Petit et André Abalo.

Diffusions : 
- samedi 08/06 à 18h25 et 3h25
- dimanche 09/06 à 10h10
- lundi 10/06 à 17h05
- mercredi 12/06 à 9h25

 REPLAY
"Robert Hébras, le dernier d'Oradour", un documentaire inédit sur le survivant du massacre
Robert Hébras, est aujourd'hui le dernier survivant du massacre d'Oradour-sur-Glane du 10 juin 1944. A l'occasion du 75e anniversaire de la tragédie, France 3 Nouvelle-Aquitaine l'a accompagné, une dernière fois, dans les rues du village martyr. Une production •3NoA.  - •3NoA / mai 2019 - Un document de Franck Petit et André Abalo

► Nos contenus sur le massacre d'Oradour-sur-Glane



 
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