Confinement : les archives de la Haute-Vienne en quête de témoignages

Depuis la semaine dernière, les archives départementales de la Haute-Vienne vous invitent à partager vos témoignages de confinement. Récits, dessins, photographies… Toutes les voies et les modes d’expressions sont les bienvenus pour laisser une trace dans l'histoire, de cette période unique.

Dans le centre ville de Limoges confiné, la place de la Motte et les Halles sont désertes
Dans le centre ville de Limoges confiné, la place de la Motte et les Halles sont désertes © Caroline Huet
Que restera-t-il de ces étranges semaines dans la mémoire collective ? Difficile de répondre à cette question. Pour le moment, l’heure est à la collecte des témoignages. 

Qu’il s’agisse d’un journal de confinement, de dessins, de photographies, de vidéos ou même d’enregistrements sonores, les archives départementales de la Haute-Vienne cherchent à rassembler toutes ses petites histoires qui feront la grande. Cette campagne est menée également dans d’autres départements.

L’idée, c’est que tous ces documents puissent servir de base de travail à des historiens. Romain Legendre

Pour Romain Legendre, directeur adjoint du service des archives, nous vivons une période exceptionnelle, historique. Il faut en laisser une trace à nos générations futures. 
Le centre ville de Limoges est désert pendant le confinement à l'image de la place des bancs
Le centre ville de Limoges est désert pendant le confinement à l'image de la place des bancs © Caroline Huet


Une page de l’histoire 

Une collecte du même ordre avait déjà été mise en place après les attentats du 7 janvier et du 13 novembre 2015, ou en 2014 pour le centenaire de la Première Guerre mondiale. 

Le parallèle avec les deux grandes guerres est d’ailleurs fréquent. Il y a une réelle proximité avec ces conflits qui ont marqué l’Histoire, selon Michel Christophe Kiener. Pour cet historien limougeaud, l’incertitude qui plane sur l’organisation du « monde d’après » est un facteur commun. 

C’est comme août 1914 ou en juin 1940. Tout s’arrête d’un coup. On se rend compte que le monde va changer, mais personne ne sait ce qui va en sortir. Michel Christophe Kiener

Selon lui, plus que la solidarité nationale, dans les mémoires, c’est le souvenir d’un isolement forcé qui persistera. Avec ce qu’il comporte de bon et de mauvais. 

Chaque foyer est un cas particulier. Pour certains, c’est une période merveilleuse. Pour d’autres, c’est très difficile. Le confinement nous aura poussé à regarder en face notre vie familiale et sociale. C’est quelque chose d’exceptionnel. Michel Christophe Kiener

Pour le moment, les archives n’ont encore reçu aucun témoignage. Vous pouvez leur envoyer le vôtre par mail à l’adresse memoiredeconfinement.archives@haute-vienne.fr ou par la poste au 1 allée Alfred-Leroux à Limoges.

La collecte devrait rester ouverte toute l’année.
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