Du saule au panier : le parcours de l'osier

Il faut plusieurs heures pour réaliser des créations en osier. / © Noelle Vaille-France3 Limousin
Il faut plusieurs heures pour réaliser des créations en osier. / © Noelle Vaille-France3 Limousin

En Haute-Vienne, une Creusoise a choisi il y a 3 ans de se reconvertir pour se lancer dans la vannerie. De la bouture de saule au panier en osier, petit tour de la création.

 

Par Noëlle Vaille

Tout a commencé il y a 3 ans avec des boutures de saule plantées à quelques kilomètres du village de Nedde.
Aujourd’hui, l’oseraie de l’Atelier des Chemins regroupe une dizaine d’espèces différentes : rubra-american, viminalis gravanche, alba-vitélina…

En France, il existe une trentaine d’espèces sauvages de saule et dans le monde plus de 300, explique Hélène Joly, vannière créatrice. Ce sont des arbres qui s’hybrident facilement et dont on peut obtenir des espèces et des sous-espèces très variées.

Petite bouture devient osier

Le saule fait partie de la famille des espèces « pionnières ». Comme l’eucalyptus dans le Sud ou le bambou en Asie, cet arbre a une faculté de multiplication par bouturage remarquable.

 Il suffit de planter une bouture d’une trentaine de centimètres en hiver. Et ensuite vient un arbre que l’on taille tous les ans pour récupérer ses branches qui deviennent de l’osier.

Les différentes couleurs de l'osier se retrouvent dans les créations / © Noelle Vaille-France3 Limousin
Les différentes couleurs de l'osier se retrouvent dans les créations / © Noelle Vaille-France3 Limousin


Deux types de travail

L’osier peut être travaillé vivant. Dans ce cas, les branches sont coupées et replantées dans le sol. L’arbuste poursuit sa croissance, en suivant les formes du tressage. Cette technique d'architecture végétale est fréquemment utilisée dans les jardins pour faire des haies, des cabanes, etc.

L’osier sec se travaille différemment.

Sa récolte se fait tous les ans. En janvier, lorsque les feuilles sont tombées et la sève retombée.
Il faut alors trier les par tailles et par espèces.

Vient ensuite une période de séchage dans un grenier, bien aéré. Les brins peuvent ainsi être stockés de plusieurs mois à plusieurs années.
Pour les utiliser en vannerie, il faut les ré-humidifier : Hélène Joly les immerge pendant plusieurs jours.
Ensuite, dans son atelier, elle peut laisser libre cours à son imagination…


A noter :

Les premières rencontres vannières du Limousin se dérouleront les 20, 21 et 22 septembre 2019 sur l’île de Vassivière.
Au programme : stages, marché vannier, conférence et démonstrations…
 
Atelier vannerie a Nedde
A Nedde en Haute-Vienne, une Creusoise a choisi il y a trois ans de se reconvertir pour se lancer dans la vannerie. De la bouture de saule au panier en osier, petit tour de ses créations. - France 3 Limousin - Noëlle VAILLE, Margaux BLANLOEIL

 

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