Handball féminin : reprise du championnat à Saint-Junien, une victoire mais pas de public

Après douze semaines d'arrêt dû à la crise sanitaire, Le championnat de handball de deuxième division nationale féminin a pu  reprendre, mais à huis clos. Une bouffée d'oxygène pour les joueuses de l'entente Saint-Junien-Rochechouart. Elles ont battu 23 à 22 l'équipe de Cannes. 

© André Abalo - France Télévision

Drôle d'ambiance dans ce palais de sports de Saint-Junien. Les quelques 1000 places d'habitude remplies sont vides. Seuls résonnent les cris des joueuses, les consignes de entraîneurs, les rebonds des ballons, comme si c'était une rencontre scolaire dans un gymnase de collège. 

Sur le terrain pas d'élèves mais des joueuses professionnelles qui après 3 mois sans compétition ont pu reprendre à la grande joie de leur entrâineur Nicolas Paquier : "La première chose c’était de savourer d’être sur le terrain. Hier à l’entraînement je disais aux filles qu’elles faisaient partie des 0,22% de joueurs et joueuses qui ont le droit aujourd’hui de faire des matchs en France."

Handball : reprise du championnat ROC-ASSJ

Certes il y a eu des actions bâclées, des passes manquées, mal ajustées, le physique malgré les entrainements a du mal à  suivre mais le seul et simple plaisir de rejouer  prend le dessus pour les Panthères de Feu malgré l'absence de leur public. 

"Déjà ça soude l’équipe parce que il y a vraiment un plus, on se dit qu’il n’y a pas de supporters dans les tribunes derrière nous quand on fait une belle action ou qu’on marque, du coup c’est à l’équipe de faire ce travail là." Explique Axelle Aristide, joueuse du ROC-ASSJ.

Pour Marija Mugosa, originaire du Monténégro, c'est finalement un mal pour un bien : "C’est différent, c’est vrai que ça nous manque, surtout notre public à Saint-Junien, on a l’habitude qu’il y ait une bonne ambiance. Mais on avait le vidéo-live donc ma famille a pu me voir jouer alors j’étais contente."

Pour l'histoire on retiendra que les Panthères de Feu ont remporté ce match de reprise au bout du  suspens. 23 à 22 jamais les protégées de Nicolas Paquier n'ont réussi à creuser un écart de plus de 2 buts. Heureusement elles ont notamment pu compter en fin de rencontre sur leur excellente gardienne . 
 

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