A Limoges, une ancienne infirmière se reconvertit avec succès dans la maroquinerie

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C'est une reconversion réussie, celle d'une ex infirmière devenue maroquinière, à Limoges : Marie Léger a créé sa propre marque " Marie et Astrid" (en référence au prénom de sa fille). C'est une ligne de sacs à main vendue en ligne qui trouve un certain écho auprès d'une clientèle internationale, et qui suscite l'intérêt des grandes enseignes de la mode. Reportage Marine Guigné, Antoine Jégat, Marion Haranger ©M. Guigné, A. Jégat, M. Haranger / France télévisions

C'est une reconversion réussie, celle d'une ancienne infirmière devenue maroquinière. A Limoges, Marie-Christine Léger a créé sa propre marque " Marie et Astrid" : des sacs à main vendus en ligne qui trouvent un certain écho auprès d'une clientèle internationale et suscitent l'intérêt des grandes enseignes de la mode.

C’est dans son atelier à Limoges que Marie-Christine Léger travaille le cuir, une matière noble découverte un peu par hasard lors d’une visite dans une tannerie du Périgord : ce fut pour elle un véritable déclic

"Quand j'ai vu tous ces cuirs, j'ai réalisé plein de choses. Ma fille voulait un sac pour aller au lycée. Un sac, c'est pas évident à faire alors j'en ai fait en tissu et puis je me suis lancée, j'ai osé." 

Au lycée, le sac a eu un beaucoup de succès, les mamans m'en ont parlé et donc c'est vraiment parti comme ça. 

Marie-Christine Léger

Pour cette limougeaude d’adoption, c'est un virage à 180 degrés après un long parcours professionnel dans la santé (comme directrice de crèche, infirmière scolaire ou encore salariée dans les hôpitaux ou en clinique). 

En janvier 2020, la marque « Marie et Astrid » (en référence au prénom de sa fille), voit le jour. Le concept de l’auto-entrepreneuse met l’artisanat au premier plan. Ces sacs à mains sont fabriqués à l’unité et sur mesure. Une production confidentielle mais qui trouvera rapidement un écho sur les réseaux sociaux. "J'avais intégré un groupe Facebook de créatrices parisiennes avec un panel de clients très important. A Noël, je pensais en vendre 2 ou 3 et ça marchait, ça marchait !

Depuis, de grandes enseignes de la mode, comme le BHV à Paris, ont sollicité Marie-Christine Léger, l’invitant à présenter ses nouveaux modèles, une reconnaissance, à laquelle elle ne s’attendait pas.

Je suis sidérée du succès. Je n'ai pas de légitimité, je ne suis pas maroquinière, je n'ai pas les diplômes, mais quel que soit mon âge, je vais peut-être les passer ou en tout cas je vais me former pour avoir un niveau équivalent. En tout cas, il y a toujours une bonne étoile.

Marie-Christine Léger

Passionnée et fantaisiste, cette autodidacte signe aujourd’hui une maroquinerie raffinée. Ses créations haut-de-gamme séduisent une clientèle internationale, à Singapour, Genève ou New York, notamment dans des secteurs comme l’hôtellerie de luxe à la recherche de produits made in France.