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“Les consommateurs voient leur porte-monnaie se vider, alors que les agriculteurs ne gagnent pas leur vie”

Une dizaine d'agriculteurs ont protesté devant un hypermarché à Boisseuil, samedi 15 juin 2019. / © André Abalo - France 3 Limousin
Une dizaine d'agriculteurs ont protesté devant un hypermarché à Boisseuil, samedi 15 juin 2019. / © André Abalo - France 3 Limousin

Les exploitants du syndicat Modef ont protesté contre la loi Agriculture et Alimentation ("Égalim"), le 15 juin 2019 devant un hypermarché du sud de Limoges.

Par Ariane Pollaert

"Payer le juste prix aux producteurs, pour leur permettre de vivre dignement de leur travail", c'est le premier objectif de la loi "Agriculture et alimentation" (dite loi "Égalim"), promulguée le 1er novembre 2018.

Cette loi limite notamment les promotions et encadre de manière plus stricte la revente à perte dans les grandes surfaces. Conséquence de ces dispositions : les prix ont augmenté pour certaines denrées
 

"Situation de mal-vivre" 


Près de huit mois après la promulgation, les voix s'élèvent contre cette loi, notamment celle du syndicat agricole Modef (Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux).
 
Interview de Jean Mouzat, secrétaire général du Modef, le 15 juin 2019


Une dizaine de syndicalistes ont protesté devant l'hypermarché Carrefour de Boisseuil, en faisant déguster des viandes produites dans la région.

Ce qu'ils dénoncent : une augmentation des prix qui n'a pas profité aux producteurs
 

Les consommateurs voient leur porte-monnaie se vider, alors que dans le même temps, les agriculteurs ne gagnent pas leur vie et c'est complètement insupportable. (Jean Mouzat, secrétaire général du Modef)

 

Pour le syndicat qui dénoncent régulièrement les "pratiques de la grande distribution", la loi Agriculture et alimentation n'a pas permis de réguler les prix pour les producteurs.

"Si on fait le bilan de l'année passée, on s'aperçoit que nos prix à la production ont baissé de 0,8%, alors que dans le même temps à la distribution, pour le consommateur, ces prix-là ont augmenté de quatre, cinq ou 6%, c'est catastrophique", signale le secrétaire général du Modef.




 

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