Coronavirus. Chômage partiel : l’agence de services et de paiement, basée à Limoges, gère le dispositif national

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Avec la crise du coronavirus et ses conséquences économiques, l’agence de services et de paiement (ASP) basée à Limoges, hérite du nouveau dispositif renforcé de chômage partiel pour tout le territoire français.
 

Par Romain Burot - HA.

Plusieurs milliards d’euros vont être alloués, depuis Limoges, aux employeurs qui en feront la demande. Pour l’ASP Limousin qui gérait déjà le chômage partiel avant l’épidémie, les chiffres de la transition sont éloquents : 

De 200 000 dossiers en moyenne annuelle, on va passer à 4 millions [François Projetti, le directeur général adjoint de l'ASP]

Face à la crise sanitaire, à ses conséquences sur le confinement et aux fermetures d’entreprises, le gouvernement a dû prendre des mesures exceptionnelles pour adapter les règles du chômage partiel aux besoins des entreprises.

Un décret a réformé le régime d’activité partielle, afin de couvrir 100 % des indemnisations versées aux salariés par les entreprises, dans la limite de 4,5 SMIC.

L’allocation, qui couvre 70 % de la rémunération horaire brute du salarié, est versée par l’agence de services et de paiement, qui a dû répondre à la demande sans tarder.

"Nous avons eu beaucoup d’appels des employeurs inquiets au départ : plus de 100 000 par jour. Tous nos agents et nos prestataires téléphoniques sont mobilisés sur cette opération."

L’outil aussi a dû être adapté à cette situation sans précédent :

"L’application a été adaptée et simplifiée pour éviter les goulots d’étranglement. On a aussi dû appliquer les nouveaux taux pratiqués."

En effet, désormais, le taux horaire ne peut être inférieur à 8,03 euros de l’heure chômée et le plafond horaire est de 31,98 euros (70 % de 45,68 euros).

François Projetti ajoute non sans une certaine fierté : " Les techniciens ont travaillé d’arrache-pied pour apporter les modifications et l’extranet a pu être ouvert mardi aux employeurs. "

Selon le dirigeant, tout s’est bien déroulé même s’il y a pu avoir "quelques difficultés, notamment dans la création des comptes employeurs ", laquelle a dû être revue pour davantage de fluidification et de sécurité du système.

Cette nouvelle manne est particulièrement bien accueillie à Limoges, l’un des deux sièges de l’ASP (avec Montreuil), site qui compte aujourd’hui 650 employés sur 2 300 en France, sans compter les nombreux prestataires informatiques.

L’ASP distribue 21 milliards d’euros par an à 6 millions de bénéficiaires. Un chiffre qui devrait évoluer largement à la hausse pour 2020.

 
 

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