Crématoriums : un rite funéraire de plus en plus choisi

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Écrit par Colyne Rongere
Le crématoriums de Limoges en effectue 1600 chaque année. Un chiffre en progression constante depuis le début des années 2000.
Le crématoriums de Limoges en effectue 1600 chaque année. Un chiffre en progression constante depuis le début des années 2000. © André Abalo - France Télévisions

C'est un mode de funérailles de plus en plus pratiqué : celui de la crémation. Il représente près d'un tiers des obsèques en France, un taux encore plus élevé dans les grandes villes, démontrant l’évolution des moeurs. Exemple au crématorium de Limoges Landouge.

« Mesdames, Messieurs, si vous êtes rassemblés ici aujourd’hui, c’est pour rendre un dernier hommage à Laurent qui vient de vous quitter […] nous allons respecter un temps de silence en sa mémoire. »

Ces mots, les maîtres de cérémonie au service funéraire de Limoges les prononcent chaque jour auprès des familles de défunts avant la crémation, « je suis là pour les accompagner, essayer de les aider dans leur recueillement en diffusant une musique préférentielle qu’aimait le défunt ou les familles, pour les guider aussi car c’est l’inconnu pour certaines personnes », explique Thomas Roux Ces services funèbres durent 30 minutes et sont élaborés en amont avec les familles : lectures de textes laïques ou religieux, choix des chansons, prises de paroles, instants de recueillements etc.

La crémation

1h30, c’est le temps moyen qu’il faut pour que le corps devienne cendres. Celles-ci sont immédiatement restituées aux familles des défunts.

Si les dispersions de cendre sont interdites sur la voie publique et dans les cours d’eau, les urnes funèbres peuvent être déversées dans le milieu naturel, explique David Gesland, responsable du service funéraire de Limoges, « dans une forêt, à condition que le propriétaire soit d’accord. Dans un champ, sur un terrain privé, en pleine mer... »

Autre interdiction : garder les cendres des défunts chez soi, les mettre dans une autre urne ou les compartimenter (bijou, autre sépulture, etc.).

Et après ?

Outre la dispersion des cendres, d’autres alternatives sont proposées aux familles des défunts. Le columbarium par exemple. Composé de plusieurs cases, cette petite sépulture placée dans les cimetières permet de conserver les urnes et les cendres. Le prix du dépôt est fixé par le conseil municipal. À Limoges, il est de 181 euros pour une durée de 15 ans.
Les obsèques par crémation varient quant à elles entre 2300 et 2500 euros, un prix presque similaire à des obsèques avec inhumation.

Sur le site de Limoges-Landouge, un jardin du souvenir permet également aux familles de disperser les cendres du défunt : dans l’herbe, au pied d’un arbre, parfois guidé par un maître de cérémonie comme Sébastien Aval, « nous accompagnons des familles pour qu’ils puissent choisir un endroit, pour leur donner un repère.»

La crémation offre des funérailles plus simple d'organisation et sans demande d'entretien est de plus en plus choisi par les défunts ou par leurs familles. Ce rite funéraire est de plus en plus pratiqué en France, le crématorium de Limoges en effectue 1600 chaque année. Un chiffre en hausse depuis le début des années 2000.

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