Défilés du 1ᵉʳ mai : paroles de manifestants à Limoges. Moins de monde dans les rues, mais des jeunes, des salariés et retraités

Traditionnels défilés en ce 1ᵉʳ mai, dans nos trois départements du Limousin. Moins de monde qu’en 2023, mais dans les cortèges, des jeunes, des salariés ou des retraités étaient là pour défendre le travail, les salaires, et quelques autres causes. Florilège de revendications entendues à Limoges.

Une mobilisation moindre que l'an dernier

Le 1ᵉʳ mai 2023 n’avait pas battu les records, mais après les grandes mobilisations pour la défense des retraites, les chiffres étaient tout de même impressionnants en Limousin.

Il n’en allait pas de même cette année, la faute peut-être au temps, mais à Limoges, Saint-Junien ou encore Bellac en Haute-Vienne, à Brive, Tulle ou Ussel en Corrèze, et à Guéret en Creuse, on s’est tout de même mobilisé. Un peu moins de 2 000 personnes au total selon les forces de l’ordre, plus selon les syndicats, qui chiffraient justement à 2 000 personnes le cortège limougeaud.

Un mot d'ordre, le travail, et de nombreuses revendications

Dans la capitale limousine, la manifestation était emmenée par une intersyndicale élargie avec, en tête de cortège, cette banderole : pour le progrès social, la solidarité et la paix.

Un résumé de ce que notre équipe, qui couvrait la manifestation, a pu recueillir comme témoignages, de la part de participants de tous âges et de tous horizons.

"On manifeste pour les retraites, pour les actifs, un peu pour tout le monde, parce que je crois qu’aujourd’hui, rien ne va bien, malheureusement, tout le monde est un peu sous pression. Je n’y crois pas vraiment, mais bon, on espère toujours.", Patricia, retraitée.

On est là pour se mobiliser pour nos droits, le droit des travailleurs. Je crois que c’est important de venir, marcher le 1ᵉʳ mai, c’est symbolique !

Manon

jeune salariée

Je suis là pour défendre les travailleurs, et vu la conjoncture, il faut être réactif. Tout va mal, la santé, le pouvoir d’achat, les gens se privent, ils ne vivent pas, ils survivent. Il faut être solidaire.

Yves

retraité

"Je suis là comme tous les ans, le 1ᵉʳ mai, une fête syndicale, c’était important d’être là. On n’est pas résigné, on se bat pour faire avancer nos revendications, et on essaye de se faire entendre". Joëlle, militante syndiquée CGT.

"Le monde du travail est devenu excessivement difficile à vire. On peut notamment parler du nombre de morts au travail, de la fin des CHSCT qui est une catastrophe, des conditions de travail qui deviennent de plus en plus difficiles, avec de moins en moins de surveillance, de l’ultra libéralisation, tout cela dans le public comme dans le privé. Le 1ᵉʳ mai, c’est peut-être une tradition, mais une tradition qu’il faut tenir.", Céline, salariée dans le privé.

"C’est la journée internationale des travailleurs. Le 1ᵉʳ mai, ce sont des grèves, ce sont des travailleurs qui lèvent la tête, qui disent qu’ils font tourner toute la société, et qui devraient la diriger. C’est l’internationalisme, c’est une même classe ouvrière, que l’on soit de n’importe quel pays. On est tous exploités pareils, on a tous des intérêts communs.", Élisabeth Faucon, Lutte Ouvrière

On est là pour défendre des valeurs, celles du monde du travail, on est là pour commémorer. Je ne sais pas si la jeunesse y est sensible, mais moi oui ! La question, c’est d’avoir une vie décente et digne de ce nom.

Maroussia

jeune salariée

"C’est une tradition familiale, et moi qui ne suis pas encore dans le travail, pour faire honneur à ceux qui y sont et lui permettre de perdurer, c’est important de manifester.", Valentin, étudiant.

"Défendre les droits et la valeur du travail, et le côté humain. Aujourd’hui, tout cela est bafoué. Les gens ne sont plus reconnus.", Olivier, fonctionnaire.

D'autres causes...

D'autres causes se sont également invitées dans le cortège, des mobilisations plus ou moins suivies ou comprises, mais qui se sont exprimées, comme celle de la solidarité avec le peuple palestinien.

"C’est aussi ça le 1ᵉʳ mai, l’occasion de parler de la situation des Palestiniens et des Palestiniennes, parce que c’est un véritable génocide qui se déroule là-bas, avec plus de 34 000 personnes tuées. Ce sont des médecins, des étudiants, des bébés qui meurent là-bas, et les États occidentaux continuent d’exporter des armes… C’est une solidarité exprimée pour les deux peuples, les Palestiniens bien sûr, mais aussi les Israéliens, qui sont nombreux à être contre ces violences. On veut une paix juste et durable, entre ces deux peuples." Isabelle Jauberteau, porte-parole de Limousin-Palestine.

C’est super important d’être là, il y a plein de sujets sur lesquels on voudrait interpeller : l’écologie, la Palestine, mais aussi le monde du travail… Ça arrive vite, c’est comme un camion qui fonce droit sur nous, et qui nous angoisse.

Antonin

étudiant

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