Relaxé le 4 novembre dernier, le patron du Macao à Limoges va finalement devoir se confronter de nouveau à la justice. Le parquet a décidé de faire appel de la décision. L’explosion de ce bar en 2014 avait blessé très grièvement un pompier en intervention.
Claude Mouchague n’en a pas fini avec la justice. Le tribunal correctionnel de Limoges avait prononcé sa relaxe le 4 novembre dernier dans l’affaire de l’explosion du bar Le Macao en 2014. Le parquet, qui avait requis 7 ans de prison ferme à son encontre, a décidé de faire appel de la décision.
Le ministère public et le juge d’instruction avaient une vision du dossier. Le tribunal en a retenu une autre. Nous considérons qu’un certain nombre d’éléments méritent un autre regard et une deuxième analyse.
Baptiste Porcher, Procureur de la République de Limoges
Maître Philippe Clerc, l'avocat du SDIS 87 (Service d'Incendie et de Secours de la Haute-Vienne se dit satisfait. « Cela remet toutes les parties dans l’état d’origine et devrait permettre à la cour, avec des magistrats différents, d’avoir une lecture différente du problème. » Il espère désormais que les parties civiles se joindront à l’action du ministère publique afin que le dossier puisse être totalement rouvert lors de l’appel.
Il déplore cependant ne pas avoir encore reçu les motivations précise de la décision de la décision de relaxe prononcée par le tribunal correctionnel.
On voudrait bien connaître les raisons pour lesquelles il a été relaxé.
Maître Philippe Clerc, avocat du service d'incendie et de secours de la Haute-Vienne
Du côté de la défense, maître Jean-Christophe Romand reste serein. « Ce n’est pas une surprise. On s’y attendait. » affirme-t-il. L’avocat de Claude Mouchague maintient sa ligne de défense. Il avait plaidé la relaxe de son client, faute d'éléments pour établir la volonté de son client de faire exploser son établissement. « Pour prononcer la relaxe sur un dossier aussi sensible, c’est vraiment qu’il manquait certains éléments de preuve. »