Fin de la trêve hivernale : une famille de Limoges sans solution de logement

La fin de l'état d'urgence sanitaire sonne églement la fin de la trêve hivernale. Exemple d'une famille qui a l'obligation de quitter son logement de limoges . Le Samu social les a averti qu'il n'y avait pas de place en hébergement d'urgence.
© André Abalo
Mounia Aichoun vit en France avec son mari et ses trois enfants depuis six ans. Leur demande de titre de séjour a été refusée en janvier, depuis, ils vivent à l'hôtel avec l'aide d'associations. Un lieu de vie sommaire qu'ils doivent quitter mercredi. Faute de place au Samu social. : "Se retrouver dehors avec trois enfants en bas âge, les jumeaux qui ont 2 ans et demi et la plus grande qui a 5 ans, avec les conditions sanitaires actuelles, avec le coronavirus, c'est pas humain".
 

J'ai toqué à toutes les portes, j'ai pas trouvé de solution.

Mounia Aichoun, mère de famille

Fin de la trêve hivernale : une famille de Limoges sans solution de logement



« Aucune personne ne se retrouvera à la rue »  annonçait le gouvernement début juillet. Et cela ne convainc pas les associations comme Dessine moi un Logement, basée à Limoges. Selon Sophie Laurent, coordinatrice de l'association : "Dans les faits des familles vont se retrouver sans aucune solution. Aucune propostion ne leur a été faite. Nous avons contacté la préfectrure qui peut requisitionner des logements, mais nous restons sans réponse."
 

L'avenir des enfants est en France, c'est le pays où il y a le respect, l'égalité, les droits.

Mounia Aichoun, mère de famille

"Ce qui a rendu notre vie plus compliquée c'est que nous n'avons pas le droit de travailler" explique Mounia Aichoun.

Menacée de la rue et d'expulsion, la famille Aichoun a lancé un recours pour obtenir un titre de séjour et trouver enfin un logement pérenne. 
 
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