Intoxication au monoxyde de carbone : une vingtaine de victimes chaque année en Haute-Vienne

Avec la baisse des températures annoncée, le chauffage va être davantage sollicité. De quoi augmenter le risque d'intoxication au monoxyde de carbone. Pour les pompiers de Haute-Vienne, la période est l'occasion d’appeler à la vigilance concernant l'entretien de la chaudière et l'usage des chauffages d'appoint.

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Si vous n'avez pas encore réalisé l'entretien annuel de votre chaudière, il est grand temps de vous en préoccuper. Le week-end prochain (6 et 7 janvier 2024), les températures vont passer sous la barre de zéro degré, et les chauffages vont tourner à plein régime.

L'entretien annuel est l'occasion de vérifier le bon fonctionnement de votre appareil. Car une mauvaise combustion peut entraîner le dégagement de monoxyde de carbone, un gaz invisible et inodore, qui peut être à l'origine de maux ou de tête, voire de pertes de connaissances.

"L'enjeu de la visite est de vérifier le bon nettoyage du corps de chauffe pour qu'on ait une bonne combustion, et de vérifier les étanchéités de façon à ce qu'il n'y ait pas de pollution ambiante", explique Yannick Tricaud, chauffagiste.

Le risque est d'autant plus important sur les appareils plus anciens, où la flamme est visible : "Quand la flamme n'est pas enfermée dans le corps de chauffe, ce n'est que le tirage naturel qui aspire les gaz de combustion. S'il y a un défaut au niveau du tirage, on peut avoir un refoulement dans la pièce", précise le professionnel.

Un risque sérieux

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Chaque année, en Haute-Vienne, une vingtaine de personnes sont victimes d'une intoxication au monoxyde de carbone, parfois grave. Pour limiter les risques, l'entretien annuel de la chaudière est un rendez-vous à ne pas négliger. ©Nicolas Chigot, Frédérique Bordes

En Haute-Vienne, chaque année, entre 20 et 25 personnes sont victimes d'intoxication au monoxyde de carbone. Elles sont généralement prises en charge par les pompiers. Mais parfois, leur état nécessite une intervention médicale, comme l'explique Aurélien Sabourdy, chef de groupement "Prévention Prévision des Risques" : "De prime abord, on va faire de l'oxygénothérapie, c'est-à-dire qu'on va mettre beaucoup d'oxygène très rapidement. Et en fonction du diagnostic médical, ça peut aller jusqu'à la mise en caisson hyperbare, généralement au CHU de Bordeaux, pour accélérer la baisse de l'intoxication".

Attention aux chauffages d'appoint

Les pompiers remarquent que les risques sont généralement aggravés dans les foyers en situation de précarité : "Avec l'explosion des coûts de l'énergie l'an dernier, on se rend compte que, pour minimiser les coûts, les gens utilisent des appareils de chauffage d'appoint pour chauffer seulement une pièce. Or ces appareils sont souvent à base de pétrole lampant ou de gaz, donc vont générer de la combustion et sont de nature à pouvoir créer du monoxyde de carbone", décrit Aurélien Sabourdy.

Pour prévenir ces risques, quelques préconisations à retenir

  • faire entretenir régulièrement sa chaudière ;
  • ne pas utiliser un appareil de chauffage d'appoint plus de deux heures par jour ;
  • bien aérer son logement au moins 10 minutes par jour.