À Limoges, la galère des partiels à distance

Cloitrés chez eux, les étudiants limougeauds planchent en ce moment sur leurs examens de fin d’année. Des épreuves à distance qui génèrent un nouveau stress, malgré l’accompagnement de l’université de Limoges. 
 
Déconfinement ou pas, il n’est pas question de sortir pour les étudiants de Limoges. L’heure est aux partiels. 
Coronavirus oblige, cette année les examens se font à distance. 

Loin des grands amphithéâtres, chaque étudiant doit se connecter à la plateforme d’examen depuis son ordinateur. 

Problèmes de connexion 


Une opération qui n’est pas toujours aisée lorsque l’on habite dans un territoire isolé, ou que l’on est plusieurs à utiliser la même connexion wi-fi. C’est le cas d’Elena, étudiante en Droit, confinée chez ses beaux-parents depuis la mi-mars. 
 

On est sept à la maison. Alors j’utilise le partage de connexion internet de mon téléphone pour être tranquille. 


Pour certains la connexion est quasi-impossible, d’autres n’ont même pas d’ordinateur adapté. Alors, l’université doit trouver des solutions. 

Un recensement des divers problèmes de connexion a été réalisé en amont des examens nous explique Stéphanie Lhez, la Vice-Présidente de la Commission « Formation et Vie Universitaire ».
 

Nous avons aidés 114 étudiants pour trouver un ordinateur, soit directement auprès de la Faculté soit grâce aux aides du Crous. Pour les problèmes de connexions internet, nous avons distribué 172 cartes. 
 

Stress et temps imparti 


Après une de période de révision plus que compliqué pour beaucoup, les examens génèrent un stress particulier cette année. Alors qu’ils ont l’habitude de se voir avant les épreuves pour se rassurer, les étudiants se retrouvent seuls face à leurs ordinateurs. 

Une fois l’épreuve lancée, nombreux sont ceux à trouver le temps imparti trop court : 30 minutes pour répondre à un QCM de 25 questions, 1 heure et demie pour rédiger une introduction et un plan de commentaire ou de dissertation. Le timing est serré.

Pour deux étudiantes en deuxième année de Licence de Droit, ayant souhaitées rester anonyme, c’est tout simplement irréalisable. 
 

Quand on doute et que l’on veut essayer de se souvenir d’une notion, on laisse tomber pour pouvoir continuer d’avancer.

 La nature même de ces exercices fait qu’ils ne ne peuvent pas être réalisés en un tel laps de temps. 
 

A ces problématique de temps viennent s’ajouter la question de l’environnement direct de chaque étudiant. Tous n’ont pas la chance de pouvoir composer dans le calme d’une chambre isolée du bruit. Pour Lucas Berthomier, responsable de la Fédération Syndicales des Etudiants de l’université de Limoges, il s’agit d’une forme de rupture d’égalité

Face à ces critiques, l’université répond que le contexte de ses examens sera bien entendu pris en compte dans la notation. Stéphanie Lhez rappelle ainsi que ces partiels sont là pour valoriser l’investissement dont ont fait preuve les étudiants pendant le confinement.
 

Pour la notation, le mot d’ordre qu’on a donné, et dont les équipes pédagogiques sont totalement conscients, c’est de faire preuve de bienveillance.

Les barèmes et les coefficients de ces partiels confinés devraient être prochainement déterminés, en concertation avec les syndicats étudiants. 

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