Limoges : manifestation lycéenne contre les conditions sanitaires dans les établissements

A Limoges, les lycéens de Gay Lussac ont bloqué les grilles de leur établissement vendredi 6 novembre. Ils ont été rejoints par les élèves de Raoul Dautry avant de partir manifester dans la ville.
 
environ 600 élèves dans les rues de Limoge vers 10h00
environ 600 élèves dans les rues de Limoge vers 10h00 © Valérie Agut
Vendredi 6 novembre vers 7h30, les élèves de Gay Lussac à Limoges, ont bloqué les grilles de leur lycée, protestant contre les conditions sanitaires à l’intérieur des locaux en pleine période de confinement. Ils seraient  « entassés dans les couloirs » sans aucune mesure de distanciation sociale.
 

A Gay Lussac, on est même les uns sur les autres pour aller au self. C’est inacceptable, car on risque de contaminer nos parents.

Noé, élève de 2nde à Gay Lussac.

La situation s’est avérée particulièrement tendue quand les policiers ont dégagé l’entrée.
 
Selon Yannick Salabert, directeur départemental de la sécurité publique, du gaz lacrymogène a été employé pour  disperser une dizaine de jeunes qui ont tenté d’en « tabasser » un autre. Les caméras de vidéosurveillance montreraient qu’une patrouille sur place est immédiatement intervenue pour lui venir en aide.

Une autre source nous indique que l’incident aurait été déclenché par le jet accidentel d’un œuf par un élève sur un autre, alors que le lanceur visait les policiers.
 

Les lycéens de Raoul Dautry ont par la suite rejoint leurs camarades de Gay Lussac. Un cortège s’est formé direction Léonard Limosin, puis Suzanne Valadon, le rectorat et la préfecture. La manifestation s'est déroulée dans le calme et s'est terminée au lycée Renoir. 

Certains ont fait part de leur inquiétude d'être entassé dans les queues de cantines ou d'être ensemble sans masques à des cours d'EPS.   

 
La manifestation, dans les rues der limoges
La manifestation, dans les rues der limoges © Valérie Agut


Les lycéens étaient environ 600 dans les rues de Limoges, de source officielle.

Parallèlement à ce mouvement d'élèves, les syndicats du secondaire et du primaire appellent à une "grève sanitaire" le mardi 10 novembre pour dénoncer un protocole sanitaire qu'ils jugent insuffisant pour freiner l'épidémie. Ils réclament de nouvelles mesures en urgence.


 
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