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Limoges : le ras-le-bol des conducteurs de bus

Les conducteurs de bus dénoncent certains actes de violence / © F.Bordes
Les conducteurs de bus dénoncent certains actes de violence / © F.Bordes

Un chauffeur de bus giflé en plein centre ville de Limoges. Un autre insulté aux abords des cités Raoul Dautry.
Deux agressions en une semaine. Conducteurs de bus et contrôleurs ont décidé d'alerter sur la situation.

 

Par Louis Roussel

Agressions, insultes et incivilités. Ces dernières semaines plusieurs conducteurs ont été victimes des comportements indélicats de certains usagers.

C'est le cas de Julie Maréchal. Lors d'un trajet, cette conductrice a du faire face à une jeune femme qui l'a insulté puis a cherché la confrontation.  

"L’agression aurait pu être physique. Ça ne dure pas longtemps mais on pense à beaucoup de choses car on est dans un espace réduit. Je me suis dit qu’est-ce que je vais devenir ?" Se souvient Julie.

La conductrice et la société de transports en commun ont porté plainte. Depuis 2014, les forces de l'ordre et la société de transport travaillent ensemble pour intervenir plus rapidement en cas d'agression. 

"Tous les bus de notre parc sont équipés de vidéo-protection et d’un système de radio-téléphonie permettant au conducteur de rester en  contact permanent avec le service de régulation de l’entreprise. Enfin, les bus sont équipés d’un bouton de sécurité, que le conducteur peut actionner en cas d’incident grave." Précise Germain Sauvêtre. Directeur de la  STCL

Du côté des syndicats de conducteurs, on estime que le système fait ses preuves. Mais il faut rester vigilant. 
Objectif ne pas laisser dégénérer la situation et ne jamais aller au travail la peur au ventre.

 
Colère des conducteurs de bus
Conducteurs de bus et contrôleurs de Limoges ont décidé d'alerter sur la montée de la violence.

"On constate une baisse de 50 % des agressions, même si on peut encore répertorier 9 agressions sur l’année 2018 dont 4 physiques et 5 verbales." Déplore  Isabelle Brachet syndicaliste CNTU-CFDT au sein de la STCL.

Objectif : zéro tolérance. 

Dans les cas les plus graves, un agresseur encourt jusqu'à 2 ans de prison et 30 000 euros d'amende.



 

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