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Monoxyde de carbone : le danger est toujours là

L'hiver est une période forcément à risque. / © Maxppp
L'hiver est une période forcément à risque. / © Maxppp

C'est un sujet qui revient chaque année avec des conséquences parfois dramatiques : les intoxications au monoxyde de carbone. Malgré les messages de prévention, il y a toujours des accidents.

Par François Clapeau

Le monoxyde de carbone est un gaz incolore et inodore créé par une mauvaise combustion dans les appareils de chauffage. 
À l’approche de l’hiver, les autorités de santé lancent un nouvel appel à la vigilance ; des services de secours aux professionnels du chauffage, tout le monde se mobilise.

 

Les pompiers spécialement équipés


Les pompiers de Haute-Vienne sont formés pour ces interventions très spécifiques. 
Chaque équipe est équipée d’un détecteur qui sonne en présence de monoxyde de carbone, gaz indétectable par l’homme.

Le risque est bien réel : l’année dernière, pendant les fêtes de Noël, une famille d’une dizaine de personne a été intoxiquée à Isle en Haute-Vienne, avec une évacuation aux urgences du CHU de Limoges.

 

Question de tuyauterie


C'est une question de tuyauterie : quand on respire du monoxyde de carbone, le gaz vient se fixer sur notre hémoglobine. 

L'oxygène, qui doit circuler dans tout le corps, ne peut plus être transporté ; les conséquences neurologiques et cardiaques peuvent aller jusqu'au décès. 

Alors la principale mesure de précaution, c'est de faire vérifier ses appareils de chauffage tous les ans pour éviter les mauvaises combustions.

Malgré les messages de prévention réguliers, les professionnels ont encore des surprises régulières en intervenant chez certains clients peu regardants sur la sécurité.
 


Évolution des comportements


Les cas d'intoxication au monoxyde de carbone sont suivis de près par l'Agence régionale de santé.

Certains comportements nouveaux posent problème : des travaux de rénovation qui se font pendant l’hiver avec l’utilisation de groupes électrogènes dans des lieux fermés, ou encore une augmentation de la précarité qui s’accompagne d’une utilisation de systèmes de chauffage peu fiables.

L'enjeu est sérieux, il y a des dizaines d'intoxications chaque année en Nouvelle-Aquitaine avec un pic en janvier.
 

 

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