Quelles sont les restrictions d'eau dans le Limousin ?

Après de long mois sans précipitations ou presque et de nombreux pics de chaleur, la sécheresse ne cesse de s’accroître. Voici la liste des restrictions d'eau à l'oeuvre dans la région.

Depuis plusieurs semaines, les vagues de chaleur se succèdent et le manque d'eau commence à faire cruellement défaut dans le Limousin. Pour éviter les pénuries, certains départements comme la Haute-Vienne et la Creuse ont déjà mis en place des restrictions d'eau ce qui n'est pas encore le cas en Corrèze.  

Les arrêtés sur les restrictions d'eau dépendent du seuil de sécheresse du département, selon quatre catégories qui imposent au fur à a mesure plus de restrictions : vigilance, alerte et le statut de crise.

En Haute-Vienne : Crise sécheresse 

Depuis le 13 juillet, Madame Fabienne BALUSSOU, préfète de la Haute-Vienne, a pris un arrêté limitant les usages de l’eau sur l’ensemble du département. Sont interdits :

  • L’arrosage de 8 heures à 20 heures des espaces publics ou privés tels que pelouses, terrains de sports de toutes natures, espaces verts, jardins d’agrément ou potagers, jardinières, balconnières ou bandes fleuries, sauf si l’eau est issue d’un système de récupération d’eau de pluie .
  • Le lavage des véhicules publics ou privés, hors stations de lavage spécialisées avec circuit de recyclage, sauf pour les véhicules ayant une obligation réglementaire (véhicules sanitaires, alimentaires ou transport de bétail) ou technique (bétonnière…) ;
  • La vidange et le remplissage des piscines (hors remise à niveau) à usage privatif y compris les piscines gonflables ou démontables. Seul est autorisé le renouvellement d’eau pour des impératifs sanitaires des piscines ouvertes au public ;
  • Le lavage des trottoirs et voies publiques, hors impératifs sanitaires ;
  • Le lavage des terrasses, toitures, ou autres éléments immobiliers ;
  • les prélèvements dans le milieu naturel (eaux superficielles et souterraines) de 8 heures à 20 heures, sauf pour les usages prioritaires (eau potable, abreuvement des animaux, défense incendie, usage industriel des installations classées pour la protection de l’environnement qui bénéficient de décisions préfectorales individuelles encadrant les consommations d’eau, prélèvements d’eau sur les plans d’eau à usage d’irrigation reconnus par l’administration en gestion déconnectée du réseau hydrographique) ;
  • la manœuvre des vannes des seuils et barrages, à l’exception des barrages hydroélectriques EDF ;
  • le remplissage et la vidange des plans d’eau, hors retenues hydroélectriques EDF.

En Creuse :  Alerte sécheresse  

Depuis le 16 juin, la préfète de la Creuse, Virginie Darpheuille, a signé arrêté d’alerte portant sur les premières mesures de restriction des usages de l’eau non prioritaires. Sont notamment interdits :

  • L’irrigation ou l’arrosage entre 8h et 20h des cultures, pépinières et vergers, des golfs, des jardins potagers et balconnières, des jardinières de fleurs et bandes fleuries, des pelouses publiques et privées, des jardins publics, des terrains de sport et des espaces verts…
  • L’alimentation des fontaines en circuit ouvert
  • Le lavage ou le nettoyage à l’eau des voiries publiques, des trottoirs, terrasses, façades… hors impératif sanitaire ou travaux en cours.
  • Le remplissage des piscines existantes et des bassins d’agrément, sauf renouvellement d’eau partiel imposé par l’Agence Régionale de Santé pour des impératifs sanitaires dans les piscines collectives
  • Le lavage des véhicules hors stations de lavage spécialisées équipées d’un système de recyclage et sauf nécessité sanitaire ou technique.

Ces mesures s’appliquent jusqu’au 31 juillet, mais pourront être modifiées en cas d’évolution de la situation.

 

En Corrèze : vigilance 

En Corrèze aussi le manque d'eau se ait ressentir, depuis le 13 juin le département est placé en vigilance. Aucun restriction contraignante n'est pour le moment mise en place mais la préfecture appelle les usagers à faire preuve de civisme.

Mais dans les faits même lors de la mise e place de mesures contraignantes et ce malgré l’existence d'une police de l'eau. Il est souvent difficile de contrôler ce type d’arrêter. Cependant son non respect est passible d'une amende de 5e classe, soit 1 500 euros.