Réunion (de crise) au Limoges CSP

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La gifle reçue ce dimanche sur le parquet de Pau (81-62) place le CSP dans une situation plus qu’inconfortable en Championnat. À l’issue de la rencontre, une (très) longue réunion s’est tenue dans le vestiaire limougeaud, alors que la Coupe d’Europe s’annonce ce 4 octobre à Beaublanc.

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Une défaite 81-62 chez le "meilleur ennemi". Après pareille fessée, les Limougeauds n’allaient pas s’éterniser sur le parquet béarnais, même pour saluer leurs supporters ayant fait le déplacement…

Au lieu de quoi, ils se sont enfermés près de quarante minutes dans leur vestiaire, pour ce qui a été qualifié après coup de "réunion", où chacun aurait pris la parole. 

"Réunion" sonore toutefois selon les observateurs présents en coulisses, et où la voix de Massimo Cancellieri, le coach, s’est faîte entendre à travers les murs ! 

"Nous avons beaucoup parlé, parce que c’est justement le moment de changer d’attitude", a confié par la suite en conférence de presse le Transalpin. "Cela fait deux matchs que l’on essaye mais que l’on perd, alors c’est normal de parler. C’était mieux de parler dès ce soir plutôt que d’attendre deux mois !".

Auparavant, Nicolas Lang, l’un des rares à avoir surnagé (15pts, 4/8 à 3pts), avait confirmé cette prise de parole collective : "On ne peut pas commencer la saison à 0-3 et faire comme si de rien n’était. Dans ce genre de situation, tout le monde a son ressenti, son expérience personnelle. Après bien sûr, c’est le coach qui est chef de file. Mais tout le monde s’exprime dans ce genre de moment. Alors on verra si ça peut porter ses fruits". 

Et si tout n’est pas sorti du vestiaire, les deux Limougeauds ont bien voulu en livrer un peu. 

Sur la frustration notamment de ce début de saison raté (trois matchs, trois défaites). Pour Nicolas Lang, il y en a, elle existe, mais plus par rapport à ces débuts laborieux qu’à comparer avec la dernière saison où, il est vrai, cela n’avait pas commencé très fort non plus. 

Sur la déception d’avoir perdu CE match, Lang l’avouait sans détour : "Oui, il y a beaucoup de déception, c’est ma 4ème année ici, j’ai appris l’importance à accorder à ce match là"».

Déception d’autant plus grande pour Massimo Cancellieri qu’après l’entraînement du matin, parait-il excellent, le coach avait envisagé que ses joueurs allaient "détruire" (sic) leurs adversaires. "Mais bon, on perd de 20 points ! ". 

Quant aux raisons de ces défaites, les deux hommes s’accordent, et parlent avant tout d’attitude, d’énergie, d’envie, et surtout, de responsabilité individuelle qui, pour le coach, font que, à chaque difficulté, ses joueurs ne font pas "un pas en avant, mais deux en arrière !". 

Comme pour Nicolas Lang : "On n’a pas encore les ressources mentales pour faire face. Il faut qu’on les trouve très rapidement, parce que c’est indispensable. Des fois, avec de l’envie et de l’énergie, tu peux un peu cacher les problèmes. Il faut que chacun se regarde dans un miroir et voit ce qu’il peut améliorer lui-même, sans attendre que les autres que le fassent". 

Pour autant, l’entraineur du CSP ne se dit pas inquiet. "Je suis très énervé ce soir. Pas inquiet, mais énervé ! ". 

S’il pointe les lacunes défensives, il pense également que son équipe pâtit de la blessure de son meneur titulaire, Bryce Jones, et que son pigiste médical, Wes Clarke, même s’il salue son attitude, manque encore de physique. "Nico [Lang], c’est pas un meneur, Javontae [Hawkins] non plus, ils jouent ensemble mais ce ne sont pas des meneurs. Et quand il n’y a pas de meneur, il n’y a pas de jeu". 

Sur cette inquiétude, Nicolas Lang est un peu plus réservé." Moi je suis pas coach. À chaud, je ne fais pas d’analyse, là ce soir, je suis juste très déçu. Une saison c’est long, même si cela m’embête de toujours répéter ça ! On verra…". 

Sauf que voir, le CSP et ses supporters vont le faire très vite, dès ce mardi soir où les Catalans de Manrese et la Coupe d’Europe s’annonce à Beaublanc ! 

D’ailleurs Nicolas Lang hésitait, au moment de savoir s’il était bien ou non d’enchainer si vite. "Oui et non, on n’a pas le temps de travailler mais c’est aussi une récompense, alors… C’est une grosse équipe, mais il faut « kiffer » son métier".

Surtout, après la défaite face à "l’ennemi" palois, l’attitude et les encouragements des supporters, si importants, seront loin d’être acquis. "J’ai plus de mal avec ceux qui sont silencieux. Tu sais qu’ici, soit tu gagnes, et ça va être génial, soit tu perds, et ça va être compliqué. Mais je n’ai aucun problème avec cela. J’espère qu’on va y arriver mardi soir. Cela ne sera pas simple, mais il ne faut pas se poser de questions, et tout donner ".

 

Et Massimo Cancellieri de conclure : "Mardi, je veux que mes joueurs livrent une « guerre de basket ». Je veux qu’ils fassent des fautes ! Que dès le troisième quart, ils soient éliminés ! Parce que je voudrais que l’on voie le vrai visage de cette équipe. À l’entrainement, c’est très bon. J’aime beaucoup cette équipe, c’est pourquoi je ne suis pas inquiet. L’équipe c’est comme une famille, donc si j’entends quelqu’un dire quelque chose, il aura des problèmes avec moi. On veut gagner. Pour Limoges, pour les supporters, mais aussi pour nous. C’est pourquoi j’ai beaucoup de confiance ". Et de marteler trois fois " Beaucoup de confiance !".

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