Pendant une semaine, quatre pompiers de l'ONG Pompiers de l'Urgence Internationale basée à Limoges se sont rendus à Obock, un petit port de la Mer Rouge adossé au désert, au nord de la République de Djibouti.


Dans la région la plus chaude d'un des pays les plus pauvres d'Afrique les températures dépassent régulièrement 40°C et 80% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Depuis des années, Obock est devenu l'une des principales plaques tournantes des migrations de population en Afrique de l'Est.

Des milliers de migrants et de réfugiés convergent en permanence vers ce lieu stratégique aux confins du Golfe d'Aden et de la Mer Rouge puis se croisent dans ses faubourgs, sur ses quais et dans ses rues.

Plusieurs organisations humanitaires se sont implantées aux portes de la ville pour venir en aide aux populations qui fuient la guerre ou la misère dans les pays voisins comme le Yemen ou l'Ethiopie.

Mais à Obock il n'y a pas de caserne de pompiers ni de secours d'urgence. Les habitants se débrouillent comme ils peuvent en cas d'incendie ou d'accident.

 

© André Abalo
© André Abalo

 

 


Une ambulance pour Obock


Quelques semaines avant de se rendre à Djibouti, les Pompiers de l'Urgence Internationale ont expédié par bateau depuis leur siège de Limoges une ambulance de réanimation entièrement équipée.

Après vingt-quatre heures de voyage, ils retrouvent le véhicule apparemment en bon état dans le centre d'accueil pour les migrants géré par l'Organisation des Migrations Internationales qui leur servira de camp de base.

Mais en faisant l'inventaire, ils s'aperçoivent qu'une partie du matériel qu'ils avaient placé dans l'ambulance a été volé pendant le voyage. Du matériel médical et de lutte contre l'incendie qu'il va falloir remplacer.

Premier épisode

Reportage Pascal Coussy, André Abalo, Sébastien Passelergue

 

© Pascal Coussy
© Pascal Coussy

 


Au carrefour des migrations


L'ancienne capitale de Djibouti crée par les français à la fin du XIXème siècle est devenue ces dernières années le point de passage de la plupart des migrants et des réfugiés de la corne de l'Afrique.

Situé à quelques heures de bateau du Yémen, de l'autre côté du golfe d'Aden, Obock est la première escale des yéménites qui fuient leur pays en proie à une guerre terrible depuis plus d'un an.

Dans l'autre sens, de nombreux migrants éthiopiens fuient la pauvreté dans leur pays et traversent le désert à pied jusqu'à Obock.
Ils font appel à des passeurs pour rallier clandestinement les côtes du Yemen. Ils traversent ensuite le pays au péril de leur vie pour rejoindre l'Arabie Saoudite et tenter de trouver du travail.

Deuxième épisode
Reportage : Pascal Coussy, André Abalo, Sébastien Passelergue


© Pascal Coussy
© Pascal Coussy

 


Apprendre les gestes qui sauvent


Première mission des Pompiers de l'Urgence Internationale : former le personnel des organisations humanitaires présentes sur place aux premiers gestes de secours d'urgence et à la lutte contre l'incendie.

En deux jours les stagiaires vont enchaîner cours théoriques et exercices pratiques sous l'oeil attentif des pompiers qui doivent composer avec l'hétérogénéité des connaissances de chacun et les différentes langues pratiquées.

Ils devront aussi improviser pour tenir compte des interdits religieux : dans ce pays musulman certaines femmes refusent d'être soignées par des hommes. Il faudra donc constituer des équipes mixtes pour assurer les urgences.


Troisième épisode

Reportage : Pascal Coussy, André Abalo, Sébastien Passelergue


 

© Pascal Coussy
© Pascal Coussy

 


De la théorie à la pratique


Très vite les stagiaires vont devoir aplliquer les gestes qu'ils ont appris.

Toute le journée les pompiers de l'Urgence Internationale vont organiser des exercices grandeur nature dans les rues d'Obock pour les mettre en condition réelle d'intervention.

L'ambulance rouge venue de France ne passe pas inaperçue auprès de la population. C'est le but. Les pompiers veulent absolument que les habitants d'Obock sachent que ce véhicule et les gens formés pour l'utiliser sont à leur disposition en cas de besoin.

Il servira aussi pour les urgences de l'hôpital de la ville qui en a bien besoin. Pas question qu'un tel équipement reste enfermé dans le hangar d'une organisation humanitaire.


Quatrième épisode

Reportage : Pascal Coussy, André Abalo, Sébastien Passelergue


© Pascal Coussy
© Pascal Coussy

 

Un drone pour cartographier un camp de réfugiés


A Obock, le camp de Markazi géré par le Haut Commissariat aux Réfugiés des Natons Unies accueille plusieurs milliers de réfugiés qui ont fui le Yemen à cause des combats.

Sur 20 000 m2 aux portes du désert, dans des tentes surchauffées, avec un seul point d'eau, les conditions de vie y sont très dures, notamment pour les enfants.

Les risques d'incendie sont égalemnt très importants à cause de la promiscuité des tentes et de l'absence d'eau.

Avec le drone qu'ils utilisent désormais dans toutes leurs missions d'urgence sur des catastrophes naturelles, les Pompiers de l'Urgence Internationale vont prendre des vues aériennes du camp pour pouvoir le cartographier précisemment.

Les responsables des Nations Unies pourront ensuite l'organiser plus efficacement pour limiter les risques.


Cinquième épisode

Reportage : Pascal Coussy, André Abalo, Sébastien Passelergue


© André Abalo
© André Abalo