Vidéo. "S'évader du Stalag" : l'escape game du musée de la Résistance est-il choquant ?

durée de la vidéo : 00h01mn54s
h ©France 3 Limousin

Pour intéresser le public, le musée de la Résistance de Limoges organise un "escape game" intitulé "s'évader du stalag", du nom de ce camp de prisonniers allemand de la Seconde Guerre mondiale. Concept de mauvais goût ou nouvelle façon d'attirer le public ? Les organisateurs nous répondent.

Une histoire dramatique transformée en jeu. "S'évader du stalag" est un "escape game", un jeu d'évasion avec des énigmes pour réussir à sortir d'une pièce. Ici, au musée de la Résistance de Limoges, il faut s'échapper d'un camp allemand de prisonniers de la Seconde Guerre mondiale. 

Faut-il être ludique à tout prix pour faire œuvre de mémoire auprès du plus grand nombre ? Sa conceptrice, Alexandra Moreau, répond à l'affirmative. 

 Il s’agit d’expliquer la Seconde Guerre mondiale à un jeune public à travers les outils qu’il utilise actuellement,

Alexandra Moreau

Chargée de valorisation du musée

L’escape game est à la mode. C’est une façon de lire, de découvrir des documents, de toucher des objets. Ce n’est pas uniquement du jeu. Et après, cela peut susciter des intérêts pour aller découvrir le parcours permanent, ajoute Alexandra Moreau.

Une porte d’entrée vers l'Histoire

 Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le musée met en place des jeux de société, comme une application pour les enfants

Le choix d’installer le jeu autour des stalags est bien réfléchi, quitte à choquer… "Vous avez une heure pour vous évader de ce stalag, détaille Agnès Peyronnet, en charge de la communication au Musée de la résistance. Sinon un conseil de guerre vous fera fusiller, exécuter ou envoyer dans un camp de concentration. Cela crée une pression, et il faut absolument trouver ce qui vous permettra de sortir."

Une initiative saluée par l’office nationale des anciens combattants, tant que les faits sont respectés.  

À partir du moment où le côté historique est respecté, qu'on ne raconte pas de bêtise, il n'y a aucun problème, soutient Sylvie Codecco, la directrice adjointe de l'Office national des Anciens combattants de Haute-Vienne. De plus, le musée se base sur les documents, pour que ce soit indéniable du point de vue historique. 

Et que l'on soit en accord avec ce concept ou pas, il n'empêche que l'opération est un succès : il ne reste que peu de places pour cet escape game. 

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