Vidéo-une arme à la "James Bond" pour détruire les nids de frelons asiatiques est expérimentée à Limoges

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Une équipe du laboratoire XLim  et le centre de transfert SYSTEME travaille en effet sur une méthode d'illumination électromagnétique ciblée sur les nids et capable de désintégrer ceux-ci en quelques secondes

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Le projet est financé par la région Limousin et des fonds européens. Le pôle Elopsys est partenaire de ce projet. En 2013, les chercheurs qui étudient cette technique révolutionnaire vont tout faire pour démontrer la faisabilité technique de leur dispositif. Un journée thématique est d'ailleurs organisée le 28 juin à l'Ensil de Limoges pour partager les informations et les connaissances sur les méthodes actuelles de lutte contre ce frelon exotique.

L'avantage du projet de l'équipe basée à l'Université de Limoges est qu'il respecte l'environnement, en supprimant l'usage de produits chimiques et insecticides actuellement utilisés. L'objectif est de parvenir à réaliser un premier prototype en 2014, avec le soutien d'Oséo, la banque publique d'investissement qui finance l'innovation et la recherche.

Pour en savoir davantage sur le projet, vous pouvez consulter le site de l'équipe EMV2. 
Interviennent dans ce reportage:

Guillaume Fuseiller, Stagiaire ENSIL
Bruno Beillard, Responsable scientifique et technique laboratoire XL

 
Le frelon asiatique: une apparition récente
"Vespa velutina" a été observée pour la première fois en France en 2004 dans le Lot-et-Garonne. L'insecte provenait probablement de conteneurs de poteries chinoises importées à Bordeaux. La première détermination de l'espèce fut réalisée suite à un prélèvement effectué en novembre 2005 sur un fruit de kaki, commune de Nérac, (Lot-et-Garonne). La préfecture de Haute-Vienne a récemment mis en ligne une page explicative. On peut y apprendre que le frelon asiatique n'est pas plus dangereux que les autres hyménoptères (guêpes, frelons communs, bourdons). Son agressivité serait très faible, excepté s'il se sent menacé. La construction des nids, le plus souvent à la cime des arbres (75% des nids sont à plus de 10 mètres de hauteur) limite les risques pour les humains. Il est cependant recommandé de ne pas approcher les nids et de ne pas chercher à les détruire sans l'aide de professionnels.