VIDÉO. "J’en prenais plein la figure" : l'heure de sensibilisation au harcèlement scolaire libère la parole

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Après la tragique disparition de la petite Lindsay, le ministre de l'Éducation nationale a demandé aux collèges d'organiser une heure de sensibilisation au harcèlement scolaire, notamment sur les réseaux sociaux. Une annonce à la dernière minute, qui a pris de court les directions d'établissement comme les syndicats. Le collège Louis Timbal de Châteauponsac en Haute-Vienne a réussi à la mettre en place vendredi 16 juin. ©France 3 Limousin

Après la tragique disparition de la petite Lindsay, le ministre de l'Éducation nationale a demandé aux collèges d'organiser une heure de sensibilisation au harcèlement scolaire, notamment sur les réseaux sociaux. Une annonce à la dernière minute, qui a pris de court les directions d'établissement comme les syndicats. Le collège Louis Timbal de Châteauponsac en Haute-Vienne a réussi à la mettre en place vendredi 16 juin.

À dix jours du brevet des collèges, ces élèves de troisième assistent à un cours de mathématique très inhabituel... Pour ce vendredi 16 juin 2023, pas d’équation. « Il faut être à l’écoute de l’autre, explique la professeure Emilie Mestraud. En insistant sur une blague, cela peut devenir lourd à supporter. »

L’enseignante du collège Louis Timbal de Châteauponsac, en Haute-Vienne, évoque les dérives des réseaux sociaux, mais aussi des simples comportements du quotidien qui peuvent devenir trop insistants. En réaction au drame de la petite Lindsay, le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye a demandé à tous les collèges de France d’organiser une heure supplémentaire de sensibilisation au harcèlement scolaire, entre le 12 et le 16 juin. Une annonce faite dimanche, à la dernière minute.

Ils me lançaient des insultes, j’en prenais plein la figure chaque fois. Ça a duré toute l’année.

Julian

Elève de 3e

"On ne pense pas toujours à quoi on rigole, relate Valentin, 15 ans. Parfois, cela peut aller beaucoup trop loin." Pour l’adolescent, cette sensibilisation peut faire réfléchir aux comportements de certaines personnes, et même prendre du recul sur le sien.

Dans cette classe, certains élèves ont connu le harcèlement scolaire. Alice et Julian, 14 et 16 ans, ont été victimes de harcèlement. Ils sont devenus ambassadeurs du programme « pHARE », ou plan de prévention du harcèlement à destination des écoles : « Je me suis faite harceler sur ma dysorthographie, lâche Alice. J’avais vraiment envie que ça cesse. »

Assis devant elle, Julian se souvient. "C’était un groupe de sept. Ils me couraient après, ça n’arrêtait pas. Dans tout le collège, ils me lançaient des insultes, j’en prenais plein la figure chaque fois. Ç'a duré toute l’année."

Une sensibilisation nécessaire

La professeure Émilie Mestraud gère toutes les semaines des situations en lien avec le harcèlement. Cette heure consacrée au sujet est donc capitale. "Je pense qu’on va pouvoir les sensibiliser, en multipliant ce genre d’actions, en diffusant l'information et en formant les personnelles et les enfants, suggère-t-elle. Faire en sorte qu’ils y réfléchissent."

En France, un collégien sur cinq est concerné par de la cyberviolence. Et jusqu’à un million d'enfants seraient victimes de harcèlement scolaire.

Tout le monde peut avoir besoin d'aide. Voici les numéros gratuits d'alerte. En parler est un premier pas.
3020 : pour les cas de harcèlement scolaire
3018 : pour les cas de cyberharcèlement

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