Delpoux: "Gagner pour se faire respecter"

L'autre derby aquitain oppose Bordeaux-Bègles à Bayonne samedi soir. Les promus bordelais avaient lourdement chuté défaite face au Stade Français le week end dernier. Samedi, c'est leur premier match à domicile, 8 ans après la relégation. Un petit évènement dans le monde du rugby bordelais.

"Il faut gagner pour se faire respecter", a assuré Marc Delpoux, manageur de Bordeaux-Bègles qui a délocalisé la réception de Bayonne samedi à Chaban-Delmas, ajoutant que son équipe est "gonflée à bloc" après la défaite inaugurale au Stade Français (41-20).

« Comment abordez-vous cette première à Chaban-Delmas, c'est victoire coûte que coûte ?

J'ai dit aux joueurs qu'il fallait gagner 1 à 0. C'est mon expression favorite, peu importe la manière, comment ils feront, toujours est-il qu'il faut gagner pour se faire respecter, ce qui n'a pas été le cas à Paris. On n'a pas été respecté et cela nous agace vraiment. Depuis que l'on est en Top 14, il y a eu les critiques que l'on a subies lundi, certainement à juste raison, dans la presse écrite ou autres. Merci de nous faire tout ça parce que cela nous gonfle à bloc et on va tout faire pour gagner. Si les Bayonnais sont meilleurs, on l'a déjà dit, notre championnat est calé entre huit et dix victoires, on sera patient.

Vous semblez remonté comme une pendule ?

Moi oui, et les autres (du staff) aussi, les joueurs aussi. On a envie de faire bien, on a demandé aux joueurs de regarder les tribunes aujourd'hui lors de la mise en place, puis de ne plus les regarder. On ne vient pas à Chaban-Delmas pour s'amuser, on ne vient pas pour faire la fête. La fête, ce sont les supporteurs. Comme l'a dit le président, c'est le financier qui est important ici à Chaban-Delmas, c'est asseoir le club financièrement bien sûr car il en a besoin et nous le sportif, on a vraiment envie de montrer que l'UBB a sa place en Top 14.

Pensez-vous avoir eu le temps de prendre vos marques sur ce terrain ?

A Agen, le jour de la finale (d'accession de Pro D2), on ne les avait pas et cela ne s'est pas trop mal passé. A Grenoble (en demi-finale), on n'avait pas fait la mise en place (à Lesdiguières) et cela ne s'était pas trop mal passé. Cette histoire de repères, à part pour le buteur, c'est un terrain. En tant que joueur, cela fait plaisir de jouer sur des stades comme ça. Je dis et je redis, on a besoin de deux stades: on est bien à Moga (stade de Bègles), c'est notre maison, là où on s'entraîne toute la semaine, là où on a nos repères, on s'y plaît mais on a aussi besoin de venir à Chaban. On veut avoir deux maisons, notre maison principale et notre maison secondaire et je crois que l'on peut être heureux dans les deux ».