L'électricité renouvelable et nécessaire des barrages du Limousin

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Les 23 barrages du Limousin produisent chaque année plusieurs milliers de Mégawatts d'électricité
Les 23 barrages du Limousin produisent chaque année plusieurs milliers de Mégawatts d'électricité © FTV - Valérie Agut

Alors que la COP 26 bat son plein à Glasgow en Ecosse, les barrages restent la première source d'énergie renouvelable en France. En Limousin, 23 barrages assurent une production qui répond aux pics de consommation d'électricité. L'hydroélectricité en trois questions...

Les barrages sont la première source d’énergie renouvelable en France et la deuxième source de production électrique avec 25 gigawatts par an.

Les barrages du Limousin produisent-ils de l'hydroélectricité ?

Oui. Certes, la Nouvelle-Aquitaine n’est pas la 1ère région productrice de France mais elle se défend. Rien qu'en Limousin, 23 barrages  hydroélectriques sont en service : quinze en Corrèze, cinq en Creuse et trois en Haute-Vienne. Il faut ajouter à cette liste le barrage de Vassivière à cheval sur les trois départements.

En Corrèze dans la vallée de la Dordogne, cinq barrages (Bort les Orgues, Marèges, l'Aigle, Chastang et Argentat) produisent à eux seuls près de 1 300 mégawatts par an, quasiment la consommation électrique du Limousin.

A quoi sert l'électricité hydraulique ?

Le nucléaire représente un peu plus de 70% de l’électricité consommée en France mais c'est une énergie constante, un socle de base. L’hydroélectricité issue de l’eau des barrages est aujourd'hui nécessaire car elle est flexible.

La particularité de l'énergie hydraulique, c'est de répondre aux pointes de consommation, matin, midi, soir. Pendant cette période hivernale, grâce à nos turbines, nous sommes prêts à faire face aux pics en mobilisant l'eau stockée ces derniers mois.

Vincent Marmonier, directeur d'EDF hydraulique vallée de la Dordogne

Les barrages peuvent-ils lâcher ?

Imaginez si le barrage de Bort les Orgues et ses plus de 500 millions de m3 d’eau cédait. Une catastrophe majeure. Un barrage qui a fêté ses 70 ans cette année, mis en eau le 1er mars 1951.  La sécurité est donc un point essentiel comme le rappelle Vincent Marmonier, directeur d’EDF Hydraulique vallée de la Dordogne :

Ce sont des ouvrages de génie civil très robustes, très surveillés. Plusieurs centaines de capteurs sont présents sur chaque barrage. Pour la maintenance, nous investissons chaque année 20 à 30 millions d’euros sur la vallée de la Dordogne.

En 2012, Bruxelles obligeait la France à attribuer les marchés publics dans le secteur de l'énergie hydraulique, remettant en cause le monopole d'EDF. Aujourd'hui, en Limousin, les grands barrages sont toujours gérés par l'opérateur historique, excepté celui de Marèges, concédé à la SHEM, une filiale d'ENGIE (ex GDF-Suez).

Les services de l’Etat, la DREAL,  sont chargés de vérifier le bon fonctionnement de ces barrages et de donner les habilitations aux gestionnaires de ces sites qu’ils soient publics ou privés. Des contrôles indispensables, le dernier barrage à avoir cédé en France fût celui de Malpasset à Fréjus en 1959. La catastrophe fit 423 morts.

 

 

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