L'ouragan se dégonfle sur la route de l'Hermione

De l'aveu même de l'équipage, ces 48 heures resteront gravées dans leurs mémoires pour le restant de leur vie. Parti de Saint-Pierre-et-Miquelon pour Brest, la frégate a croisé sur sa route une dépression plutôt musclée, annoncée au départ comme un ouragan. 

Branle-bas de combat sur le pont.
Vendredi, alors que l'Hermione faisait route vers une dépression, billet de retour express vers les côtes françaises, le bulletin météo tombe : la dépression est devenue ouragan avec des vents annoncés à 70 noeuds. Le bateau est solide mais il n'est pas fait pour ça. 

A bord, on arrime tout ce qui peut être arrimé, on sur-rabante toutes les voiles, l'équipage se prépare à affronter le monstre... qui finira par se dégonfler. Un peu. L'ouragan est redevenu une dépression "classique" avec ses creux de 7 mètres (quand même) et des rafales de vent à 45 noeuds. 

Un terrain de jeu idéal pour le trois-mâts. Les barreurs se sont relayés à quatre et la frégate a battu tous les records : vitesse maximale de 13,3 nœuds (atteinte 2 fois dans la journée)  et une moyenne de près de 11 nœuds avec 130 miles parcourus en 12h. 

Le plus gros de la dépression est désormais dépassé. L'Hermione poursuit sa route vers Brest où elle est attendue le 10 août. Elle sera à Rochefort le 29. 
Retrouvez ici le récit complet de l'équipage.