Landes : garde à vue pour un retraité suspecté d'avoir tagué des croix gammées sur un centre de vaccination

La police a arrêté jeudi matin et placé en garde à vue un retraité de 59 ans soupçonné d'avoir tagué des croix gammées sur le centre de vaccination de Saint-Paul-lès-Dax, a-t-on appris de source proche de l'enquête.
Des candidats à la vaccination patientent devant le centre de Saint-Paul-les-Dax, sur lequel des croix gammées ont été taguées en début de semaine.
Des candidats à la vaccination patientent devant le centre de Saint-Paul-les-Dax, sur lequel des croix gammées ont été taguées en début de semaine. © Salvat Philippe / MAXPPP

L'homme, inconnu des services de police, a été interpellé à son domicile, dans cette même commune, par les enquêteurs du commissariat de Dax qui ont pu remonter jusqu'à lui grâce au recoupement d'"un signalement précis" et de "différents témoignages", selon une source proche de l'enquête.

Entendu par les policiers, le quinquagénaire s'est montré jusqu'ici "plutôt confus" dans ses propos, a-t-elle précisé.

Tags, insultes et menaces 

Lundi matin, le personnel du centre de vaccination a découvert des croix gammées, dont certaines avaient été dessinées à l'envers. Des signes semblables ont été retrouvés le lendemain, mardi, dessinés au marqueur sur une affiche indiquant le centre de vaccination et des personnes ont été témoins d'insultes et de menaces proférées mardi et mercredi par un homme à l'encontre du personnel d'accueil du centre, selon la même source.

France Bleu Gascogne a indiqué qu'un de ses journalistes, "menacé lui aussi potentiellement par le même homme", avait été entendu par la police dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet pour "dégradation de bien d'utilité publique".

La mairie de Saint-Paul-lès-Dax a annoncé un renforcement des mesures de sécurité avec la présence d'un vigile à l'intérieur et d'effectifs de la police nationale et municipale aux abords du centre. 

Le week-end dernier, un centre de vaccination avait également été pris pour cible à Urrugne, dans le Pays basque, et partiellement incendié. 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
vaccins - covid-19 santé société justice