Landes : sale temps pour le maïs

Il n'a jamais autant plu au mois de novembre dans les Landes. Les terres sont gorgées d’eau. Un quart des champs de maïs n'a pu être récolté.
© Patrick Pannier France 3 Aquitaine
Normalement, à cette période de l'année, le maïs est déja stocké dans les exploitations ou les silos depuis bientôt trois semaines. Mais après la pluie de ces dernières semaines, la boue a remplacé la terre. Difficile dans ces conditions pour les moissonneuses de poursuivre leur travail. Même pour celles qui sont équipées de chenilles.
 

Début de pourriture

Les champs sont impraticables. Impossible donc de ramasser le maïs. La récolte s'annonçait pourtant très positive, avec de très bons rendements. Les fortes précipitations risquent de mettre à mal cette promesse. C’est dans le sud des Landes et la Chalosse que la situation est la plus délicate où de nombreux épis restent sur pied. Avec pour certains un début de pourriture.

 
 A Bretagne-de-Marsan  dans les Landes, le maïs a souffert de la pluie.
A Bretagne-de-Marsan dans les Landes, le maïs a souffert de la pluie. © Patrick Pannier France3 Aquitaine

Quinze jours décisifs

Au total dans le département des Landes, un quart des champs de maïs n'a pu être récolté. Daniel Peyraube, est agriculteur à Castaignos-Souslens. Il produit du maïs grain, du maïs semence et du maïs doux et préside l’AGPM (Association générale des producteurs de maïs).  "On a eu 320 millimètres d'eau à Hagetmau depuis le 1er novembre ! C'est du jamais vu ! La terre n'absorbe plus !"  Daniel Peyraube veut rester optimiste mais admet que si la récolte ne se fait pas pas dans les 15 prochains jours, les maïs risquent de germer au contact du sol
Il y a la réalité du moment et puis celle du futur.  Les conditions ne permettent pas non plus de réaliser de bons semis.
 

On risque de jeter des grains pour rien.
Daniel Peyraube, agriculteur à Castaignos-Souslens


"Plus on avance, plus ce sera difficile, confie le céréalier. Les températures ne permettent pas une bonne germination. On risque de jeter des grains pour rien et perdre en qualité pour la prochaine récolte". Les agriculteurs regardent le ciel, espèrent une accalmie et surtout quelques jours sans aucune goutte d’eau, afin que les moissonneuses puissent retrouver le chemin des champs avec "un peu de froid le matin et le soleil l'après-midi"!.  



 
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