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Des milliers de traditionalistes Landais contre-attaquent

Face aux antichasse et aux anticorrida, les landais qui se veulent garants de leurs tradition se réunissent ce samedi à Mont-de-Marsan, le département des Landes étant un des bastions. Plusieurs millers de personnes sont présentes.
Ils étaient des milliers devant la préfecture des Landes, à Mont-de-Marsan.
Ils étaient des milliers devant la préfecture des Landes, à Mont-de-Marsan. © F3 Aquitaine
Le 19 août déjà, 2.500 défenseurs des traditions landaises, de la chasse à l'ortolan à la course landaise en passant par la corrida, s'étaient rassemblés devant la préfecture pour clamer leur ras-le-bol et leur attachement à leur histoire, leurs us et coutumes, leur "identité culturelle" au nom des "valeurs universelles à respecter pour préserver un mode de vie". 

Cette fois, la Fédération des chasseurs veut mobiliser davantage, avec l'appui des départements voisins et grâce au soutien des élus landais, toutes tendances politiques confondues. Chasseurs et passionnés de corrida recevront aussi l'appui des éleveurs, dont les organisations dénoncent l'emprise, selon eux grandissante, des activistes antiviande et provegan (qui ne consomment aucun produit d'origine animale). 

La manifestation débute à 15h, aux arènes du Plumaçon juste avant la dernière corrida de la saison en France. 

A l'issue de la manifestation doit être proclamée une "Charte des libertés et de la diversité des cultures", au nom des 80 villes taurines de France, dont Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), Dax et Mont-de-Marsan (Landes).

Le Sénat accueille mardi prochain un colloque, organisé par l'Observatoire national des cultures taurines (ONCT), avec le soutien de l'Union des Villes taurines de France (UVTF).  Selon l'ONCT, une nouvelle idéologie dite vegan, "forgée dans les milieux urbains et ignorante des réalités du monde rural", "parvient à imposer des réglementations de plus en plus coercitives dans de nombreux domaines en s'appuyant sur des campagnes agressives, voire discriminatoires". Son objectif, ajoute l'ONCT, est "d'exclure toute exploitation des animaux par l'homme". 

Cette initiative intervient dans un contexte où la corrida est contestée et en recul dans son bastion espagnol, notamment après son interdiction en Catalogne, sous l'influence des indépendantistes.

En France, son inscription controversée à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel français, décidée par le gouvernement en 2011, ne figure plus sur le site en ligne du ministère de la Culture. Cette absence avait amené en 2015 la Cour administrative d'appel de Paris, saisie par les anticorrida, à estimer que l'inscription était ainsi de facto "abrogée", une interprétation confirmée en juillet 2016 par le Conseil d'Etat, qui avait rejeté un pourvoi des associations taurines. 
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