Assises des Landes : Claude Gorsky fait appel de sa condamnation dénonçant "un procès du racisme"

Claude Gorsky a été condamné à 25 ans de réclusion criminelle. Il fait appel de ce que son avocat qualifie "d'arrêt pour l'exemple".

Il n'y a pas eu d'hésitation de Claude Gorsky relate son avocat, le Landais Anthony Sutter. Le sexagénaire condamné à 25 ans de réclusion criminelle pour avoir tiré sur son voisin à Ychoux un dimanche de mai 2018, est en prison après la décision de la cour d'Assises des Landes jeudi 7 octobre. Saïd El-Barkaoui avait été hospitalisé avant de décéder quelques jours plus tard d’une rupture d’anévrisme. 

L'avocat et son client dénoncent les motivations de l'arrêt de la cour, en premier lieu "la reconnaissance de la culpabilité" et donc la peine. "C'est une peine largement disproportionnée" .
Au terme de cinq jours d'audience, la cour d'Assises des Landes, l'a reconnu coupable d’avoir tiré à cinq reprises sur son voisin en le traitant de « sale arabe ».  Le caractère raciste et la préméditation ont ainsi été retenus par les jurés et les juges.

"Décider d'une peine de 25 ans d'emprisonnement en 2 heures et demi, c'est bien trop rapide" ajoute l'avocat.

C'est un arrêt pour l'exemple. On a eu le procès du racisme, pas le procès de Claude Gorsky

Maître Frédéric Sutter - avocat de Claude Gorsky -

L'avocat regrette qu'aucun élément avancé par la défense n'ait été retenu. "La famille est venue témoigner pour mon client. Ça a été leur procès. Tout a tourné autour du racisme."

Pas de surprise

"On s'y attendait" commente la sœur de la victime Pas vraiment une surprise pour la famille de Saïd El-Barkaoui.  Lors de l'arrêt de la Cour d'Assises jeudi dernier, les parties civiles se sont dites satisfaites de la peine prononcée. Une peine "historique dans la lutte contre le racisme " pour les associations comme le MRAP et SOS Racisme, représentées par leurs avocats. "Une peine sans précédent " pour Maître Guillaume Traynard, avocat de SOS racisme.

"C'est quelqu'un de psychorigide, les choses doivent fonctionner comme lui l'a décidé" ajoute Jamila El Barkaoui.
"Dans un an, on recommence" souffle-t-elle faisant allusion à de possibles nouvelles audiences en appel. Mais pour elle, ce qui est reste important, c'est la décision de jeudi dernier. "J'ai toujours eu confiance en la justice de mon pays et je n'ai pas été déçue". Ce qui importait pour elle et sa famille, c'est bien la reconnaissance d'un crime raciste. 

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