Guillotines menaçant des élus dans les Landes : le suspect pris en flagrant délit par les images de video-surveillance

L'homme qui a placé la guillotine et les affiches menaçant des élus sur la place du marché de St-Sever samedi 24 juillet a été filmé par les caméras de vidéo-surveillance de la commune. Il a été interpellé jeudi et a reconnu les faits. Il affirme avoir agit seul et non au nom d'un collectif.
L'une des trois guillotines en bois et en carton placées dans les Landes le 24 juillet et menaçant des élus favorables au passe sanitaire.
L'une des trois guillotines en bois et en carton placées dans les Landes le 24 juillet et menaçant des élus favorables au passe sanitaire. © FTV

Il n'aura fallu que quelques jours aux gendarmes pour boucler leur enquête. 

Samedi dernier quatre guillotines imposantes, construites en bois et en carton et dotées d'une lame en fer, étaient découvertes dans quatre communes landaises. Sur la place du marché à Saint-Sever, devant un magasin à Samadet et à Hagetmau et place de la mairie à Geaune.

 

 

13 feuilles étaient agrafées sur l'échafaud. On pouvait y lire les noms des 382 élus de tous bords signataires de la tribune parue le 18 juillet dans le Journal du Dimanche. Leur texte saluait "le courage des décisions prises par Emmanuel Macron" et en premier lieu la généralisation du passe sanitaire. 

 

 

Sur les guillotines, cette tribune est qualifiée "de soutien aux décisions liberticide du gouvernement" et 8 noms de maires sont soulignés dont un élu landais. Très vite une enquête est ouverte pour menace de mort à l'encontre d'un élu public. 

Pris en flagrant délit sur vidéo

Les gendarmes de la brigade de recherche de Mont-de-Marsan, saisis de l'enquête, scrutent les images de vidéo-surveillance. Celles de la mairie de Saint-Sever sont parlantes : on y voit un véhicule se garer sur la place du marché à 22h10 le vendredi 23 juillet. En sort un homme qui place une des guillotines, la prend en photo puis s'enfuit.

5 jours plus tard cet homme de 50 ans habitant dans les Landes et au casier judiciaire vierge est interpellé et placé en garde à vue.

Le suspect reconnaît les faits, il aurait "construit et déposé seul ces guillotines", et affirme n'avoir "jamais eu l'intention ni la conscience de menacer de mort les élus locaux" indique Céline Bucau, vice-procureure de la République de Mont-de-Marsan. "Il a précisé avoir voulu alerter les maires concernés de la violation des libertés fondamentales par les décisions gouvernementales. Il a regretté que le symbole utilisé ait été mal perçu par les élus et les médias" ajoute Céline Bucau.

L'enquête n'a pas permis d'établir un quelconque lien avec un collectif qui mènerait des actions similaires.

L'homme comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan en octobre prochain poursuivi pour menace de mort à l'encontre d'un élu public. Il a été placé sous contrôle judiciaire et a interdiction d'approcher ou de rentrer en contact avec les victimes. Il lui est aussi interdit de participer à une manifestation sur la voie publique jusqu'à son jugement.

 

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