Assassinat de Victor à Yzosse dans les Landes : 21 ans requis contre les deux principaux accusés

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Le verdict est attendu demain. Depuis le 24 novembre, trois accusés, mineurs au moment des faits sont jugés à Mont-de Marsan. Deux d'entre eux comparaissent pour assassinat et complicité d'assassinat. Ils sont soupçonnés d'avoir tué un autre collégien, lors d'un guet-apens.

Le procès, ouvert le 24 novembre, se poursuit à huis clos devant la Cour d'assises des mineurs des Landes. Ce mercredi, l'avocate générale a requis vingt-et-un ans de réclusion criminelle à l'encontre des deux principaux accusés : un jeune Basco-béarnais et une jeune Landaise, tous deux âgés de 19 ans. 

Ils sont soupçonnés d'avoir tendu un guet-apens mortel à Victor Faget, un lycéen dacquois dont le corps a été retrouvé enterré  dans un champ  à Yzosse près de Dax, le 3 février 2020. 

Les deux principaux accusés avaient 16 ans à l'époque. Pourtant, l'avocate générale n'a pas retenu l’excuse de  minorité. 

" Certes, ce sont des mineurs mais des mineurs qui ont un niveau intellectuel confirmé, qui vivent dans un entourage familial structurant, qui ont des croyances religieuses et qui, donc, ont des personnalités qui ne sont pas des personnalités habituelles des mineurs" explique Frédéric Dutin, avocat de la mère de la victime. 

Les peines encourues sont alourdies. Trente ans au lieu de vingt. L'avocate générale a plaidé vingt-et-un ans de réclusion criminelle.

Autre fait notable, la même peine a été requise pour les deux principaux accusés,  alors que le jeune homme comparait pour assassinat, la jeune femme pour complicité d'assassinat. 

L'enquête a révélé que Victor Faget pensait avoir rendez-vous avec son ex-copine. Mais c'est le nouveau compagnon de cette dernière qui s’est présenté muni d'un bâton et de gants.

Pour Fréderic Dutin, "Il y a une certaine logique à ce qu’ils soient considérés sur un pied d’égalité. Il y a eu une conception en commun. Il y a eu une volonté commune et, ensuite, il y a eu une exécution qui relève d’un seul mais en tout état de cause, je pense que l’un sans l’autre, le projet tombe à l’eau. C’est parce qu’ils sont deux, parce qu’il y a le "on" que tout a été possible et qu’on en est arrivé à ce drame.

Enfin, l'avocate générale a requis deux ans et demi de prison, dont un an ferme, à l'encontre du  troisième accusé, qui comparaît pour non dénonciation de crime.   

Cinquante témoins et plus d'une dizaine d'experts ont été entendus pendant ces douze jours. Le verdict est attendu demain, jeudi. 

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