A Tosse, un magasin de vélos sur les chapeaux de roues depuis le déconfinement

Dans les Landes, les propriétaires ont ouvert un deuxième magasin de cycles à Tosse juste après le confinement. Ils ont raflé la mise de ce qui ressemblait à un coup de poker et profité de l'engouement des Français pour le vélo.  
© France 3 Aquitaine
La contagion du vélo a gagné le sud des Landes et la petite commune de Tosse, 2500 habitants. Ici aussi, on est adepte de la petite reine. Agnès et Xavier Pissard en sont les premiers étonnés.

Quelques semaines avant le confinement, ils avaient décidé d'ouvrir leur deuxième magasin.
 "Au début du confinement, le magasin était vide. On n'avait rien fait" s'amuse Agnès Pissard. 

La France était à l'arrêt. Il a fallu se débrouiller avec les moyens du bord : "On a récupéré par l'intermédiaire d'amis, des caisses à vin chez des cavistes".
En avril et mai, le couple a  achevé l'aménagement du local et, malgré les incertitudes, a décidé d'ouvrir le 11 mai dernier :

"On ne connaissait absolument pas l'avenir. On s'est dit, on le fait. On a commencé doucement. Les gens frappaient à la porte parce qu'ils voyaient les vélos arriver" se souvient Agnès

Bonne surprise ! La foule s'est pressée dans leur magasin, après un isolement forcé. Certains encouragés par l'action "coup de pouce vélo" du gouvernement, qui offre une prise en charge jusqu'à 50€ au sein du réseau des réparateurs référencés.

La vague d'après-confinement s'est calmée. Mais les clients sont toujours là . Comme ce père de famille :

Je travaille en grande surface. On a travaillé pendant les deux mois et on a eu la chance d'avoir une prime. Du coup, j'en ai profité pour acheter un vélo à nos enfants. 

Un deuxième mécanicien, Jérémy Herry, a été engagé pour faire face à la demande de réparations :

"Jamais j'aurais pensé devenir mécanicien de vélos au pied levé.  On n'a pas assez de sept heures par jour pour faire tout ce que l'on a à faire. On est bien occupé" 

Les affaires roulent pour Agnès et Xavier. Leur nouveau magasin à Tosse a, selon eux, sauvé l'entreprise familiale de la faillite.
 
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