Le homesitting, partir en vacances en confiant ses animaux et son domicile à des inconnus

Laisser sa maison à des inconnus afin qu’ils viennent garder vos animaux quand vous n’êtes pas là. L’idée paraît folle dite comme ça. Pourtant cela se fait depuis les années 1980. De quoi partir l’esprit tranquille pour les uns et voyager à moindre frais pour les autres.
Image d'illustration.
Image d'illustration. © Eric Baledent - MaxPPP

Bien souvent, faire garder ses animaux pour pouvoir partir librement devient une problématique à l’approche des vacances. Les pensions ou chenils sont souvent la solution qui semble la plus naturelle. Mais celle-ci ne convient pas tout le temps. "Mon chien stressait tellement au chenil qu’il en faisait de l’eczéma", se souvient Catherine Chadenat. Il y a 16 ans, elle a donc dû trouver une solution alternative avec la plateforme Ani-Seniors-Services. Elle s’est alors tournée vers le homesitting. "C’est un petit moins cher que le chenil et cela permet de partir l’esprit tranquille. S’il y a un souci avec la maison, il y a quelqu’un sur place", ajoute-t-elle.

Un confort pour les animaux

Pour cela, les plateformes font passer des entretiens aux "homesitters", les personnes venant garder les animaux chez ceux qui s’absentent. La plateforme Homesitting-homesitter a décidé d’uniquement recruter des homesitters retraités et bénévoles. Un parti pris assumé par l’entreprise. "Nous choisissons des retraités car ce sont des personnes disponibles toute l’année, ils sont gage de sécurité et de confiance pour nos clients, ils ont une expérience de vie pour tenir une maison. Le bénévolat c’est l’esprit que nous voulons donner, un échange de services", assure Romain Januel, directeur de la plateforme Homesitting-homesitter, lancée en 1988. Selon lui, la plateforme possède environ 1.500 homesitters qui effectuent entre 3.500 et 4.000 gardiennages à l’année.

"C’est avant tout confortable pour notre chien, il a ses habitudes à la maison", explique Jean qui s’est converti après une mauvaise expérience en pension. Les clients sont mis en relation avec les homesitters par téléphone et, si le courant passe, les choses sont lancées. Chacun a ses exigences, ses particularités, un régime spécifique vis-à-vis de ses animaux ou des règles dans la maison. "Avant d’accepter d’y aller, on regarde tout. On accepte les exigences et les demandes ou on ne prend pas", explique Patricia Goeneutte, homesitter avec son mari depuis trois ans.

De belles rencontres

À cause de la pandémie de Covid-19, le homesitting a très peu fonctionné depuis un an et demi. "Nous sommes évidemment très liés au tourisme", déplore Romain Januel. Pour attirer les homesitters, ce dernier met en avant le fait que l’activité leur offre l’opportunité de bouger dans différents endroits, sans aucun frais de location. "On a même été jusqu’au Portugal grâce à cela", s’exclame Patricia Goeneutte. Beaucoup de retraités voyagent ainsi à moindre frais, ce que ne pourrait pas se permettre Patricia Goeneutte. "Nous avons rencontré des homesitters qui avaient passé une année entière sans rentrer chez eux car ils enchaînaient les gardiennages", se remémore Jean.

Mais ce qui est avant tout mis en avant par les homesitters comme les clients interrogés, c’est le lien social que cela permet de nouer. Les homesitters viennent en général la veille du départ en vacances, afin de se familiariser à la maison, aux animaux et à leurs propriétaires. "C’est très agréable, on rencontre des gens de tous horizons, se ravit Patricia Goeneutte. On partage autour des repas, on a parfois des affinités." Jusqu’à même créer de vraies amitiés.

De là à donner l'idée de passer outre les plateformes ? "Ça doit forcément arriver, avoue le directeur de Homesitting-homesitter, Romain Januel. Mais les gens savent que nous offrons des garanties en termes d’assurance, de remplacement et de gestion en cas de soucis." De quoi passer des vacances en toute sérénité et en pouvant faire parfois de belles rencontres.

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