LGV : les gagnants et les perdants du jour

Le premier train quittant Bordeaux sur la LGV le 2 juillet 2017. / © MEHDI FEDOUACH / AFP
Le premier train quittant Bordeaux sur la LGV le 2 juillet 2017. / © MEHDI FEDOUACH / AFP

Retard pour Bordeaux-Toulouse et probable abandon pour Bordeaux-Dax. C'est ce qui ressort du rapport d'une commission composée d'élus et d'experts chargée par le gouvernement de faire le tri dans les nombreux projets d'infrastructure. Décision du ministre d'ici quelques semaines. 

Par Christine Le Hesran

Dans rapport remis jeudi à la ministre des Transports Elisabeth Borne, le le Conseil propose de saucissonner la réalisation des infrastructures envisagées, en étalant les travaux dans le temps.

Il coupe ainsi en morceaux les projets de lignes nouvelles de Paris vers la Normandie, de Bordeaux à Toulouse ou de Marseille à Nice, dont certains tronçons ne verront pas le jour avant longtemps.

Pour prendre l'exemple de Bordeaux-Toulouse, les travaux de la section Agen-Toulouse pourraient être engagés sur la période 2033-37 avec le premier scénario, c'est-à-dire le maintien du budget actuel, en 2028-2032 avec la deuxième hypothèse si l'Etat engage davantage d'argent à hauteur de 60 milliards pour l'Etat (à condition de ne pas construire Montpellier-Béziers) et en 2023-27 avec la troisième hypothèse plus volontariste envisageant une participation de l'Etat à hauteur de 80 milliards. Et Bordeaux-Agen viendrait plus tard.
Le COI suggère parallèlement d'abandonner, ou de repousser à un horizon très lointain - ce qui revient sans doute un peu au même -, certains projets tels que la ligne nouvelle Bordeaux-Dax ou le doublement de l'autoroute entre Lyon et Saint-Etienne.

La ministre des Transports Elisabeth Borne doit annoncer ses choix fin février, un calendrier de réalisation de tous ces projets devant être inscrit dans une loi d'orientation des mobilités, promise pour avril. Le Parlement aura ensuite le dernier mot.

 


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