LGV : le gouvernement valide Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax

Alain Vidalies, secrétaire d'État chargé des Transports annonce que le gouvernement valide la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, malgré l'avis négatif de la commission d'enquête publique. Le ministre sera l'invité du 19/20.

© LOIC VENANCE / AFP
C'est Alain Vidalies qui le confirme dans un tweet tout en indiquant que le gouvernement va saisir le Conseil d'Etat "pour avis"...
"J'ai averti aujourd'hui Alain Rousset, Alain Juppé et Martin Malvy de la décision prise par le gouvernement de continuer la procédure GPSO sur les deux lignes vers Toulouse et vers Dax, sur laquelle la commission d'enquête publique avait émis un avis négatif", a indiqué le ministre, qui était présent à la Fête de la rose de la fédération socialiste des Landes à Soustons.


Un avis défavorable mais le soutien de l'Europe

La commission d'enquête publique sur les projets de lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, vers l'Espagne, avait rendu le 30 mars un avis défavorable sur la déclaration d'utilité publique de ces projets ferroviaires, dont le coût est estimé à 8,3 milliards d'euros.

Selon le ministre des Transports, "les arguments en matière d'aménagement du territoire pour tout l'Arc atlantique, qui est en retard sur le développement de la grande vitesse par rapport à l'Arc méditerranéen" ont pesé dans la décision du gouvernement.

Le soutien de l'Europe "qui a labellisé ce projet comme un projet important" et la nécessité que la "France ne soit pas en retard" par rapport au développement de la grande vitesse du côté espagnol, ont également joué, a-t-il ajouté.

Un "signe fort aux élus du grand Sud-Ouest"

Les présidents PS des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, Alain Rousset et Martin Malvy, sont mobilisés de longue date pour défendre ce projet qui mettra notamment Toulouse à 3 heures 10 de Paris.

C'est une excellente nouvelle pour le sud de l'Aquitaine et pour la future grande région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes dont la LGV Paris-Dax sera l'épine dorsale,

s'est félicité Alain Rousset dans un communiqué.
 


"A quelques semaines de la COP21, le Gouvernement donne un signe fort aux élus du  grand Sud-Ouest qui n'ont pas cessé d'expliquer que leur territoire ne devait pas demeurer abandonné par la grande vitesse ferroviaire", a-t-il ajouté.
Martin Malvy s'est dit "particulièrement satisfait". "C'est une condition majeure à la poursuite de notre développement et à la diversification de l'emploi. L'étape franchie aujourd'hui est l'une des plus importantes de toutes celles que nous avons du surmonter", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, s'est également félicité de cette décision :


De son côté, l'eurodéputé écologiste José Bové a regretté ce choix

 

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