Lot-et-Garonne : une explosion chimique à la gare d’Agen, pour de faux

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Écrit par Julie Chapman

La gare d’Agen, ce mardi 23 novembre était complètement bloquée. La raison : une explosion chimique à l’intérieur. Mais il s’agissait en réalité d’un exercice grandeur nature à destination des services de secours.

Grosse frayeur ce mardi matin, à la gare d’Agen. Sur le parvis de la gare, service de secours, police, gendarmes, urgentistes, Croix Rouge et personnel de la SNCF s’activent à toute vitesse. Ils sont 230 agents en opération pour sécuriser la gare, après l’explosion d’une bombe chimique.

230 personnes mobilisées

À l’intérieur, de la fumée et une vingtaine de victimes, allongées ou en mouvement. Cette scène, c’est le théâtre d’un exercice NOVI, pour permettre aux services de secours de se préparer au mieux, en cas d’une vraie explosion.

“Quand on est face à un événement imprévu et grave, il faut que les services aient les bons réflexes, qu’ils lancent les bonnes opérations”, explique Jean-Philippe Dargent, sous-préfet du préfet du Lot et Garonne.

Dans la cohue, chacun a un rôle bien précis. D’abord, les services de secours sont envoyés sur place pour déterminer le type d’explosion et la nature du produit. Rapidement, il faut porter secours aux victimes, pour la plupart contaminées.

“On avait créé un pool de victimes en urgence absolue, en urgence relative et d’autres seulement en état de choc”, explique le Docteur Aurélie Boué, médecin urgentiste à l'hôpital d'Agen.

► Reportage de J-C. Lacoste et N. Pressigout

Sécurité : exercice à la gare d'Agen ©France 3 Nouvelle-Aquitaine

Décontamination sur place

Mais pour prendre en charge ces victimes, pas question de les transporter à l’hôpital. “On a créé un structure où elles sont décontaminées et prises en charge. C’est une méthode pour éviter de déplacer la catastrophe à l’hôpital”, précise le Aurélie Boué.

Attentats, catastrophes naturelles : ces exercices NOVI sont organisés partout en France, à l’initiative de la préfecture afin de préparer tout type de catastrophes. Sur le terrain, tous les services sont mobilisés.

“On vérifie la circulation de l’information, la capacité à se projeter sur le territoire et à protéger la population dans les meilleures conditions possibles”, analyse Jean-Philippe Dargent.

Pour les besoins de l’exercice, les axes autour de la gare, ont été coupés à la circulation. Quelques heures plus tard, le test est réussi. Les abords de la gare ont repris leur fréquentation habituelle, en début d’après-midi.

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