Sainte-Maure-de-Peyriac : 8000 canards à abattre après la détection du premier foyer de grippe aviaire en Lot-et-Garonne

L'abattage des 8 000 canards a débuté ce mardi 19 janvier. C'est le premier cas du département jusque là épargné par l'influenza aviaire, même si les départements du Gers et des Landes voisins font face à de nombreux cas de contaminations. 

D'abord placée en zone de protection à cause de contaminations, sur des communes voisines dans le Gers, la  commune connaît maintenant une première contamination dans cet élevage de Sainte-Maure-de-Peyriac, en Lot-et-Garonne donc.

Il s'agit d'un élevage de plusieurs milliers de canards de barbarie, élévés pour la reproduction essentiellement. La ferme est située à 12 kilomètres à vol d'oiseau du département du Gers qui compte actuellement une quinzaine d'élevages contaminés, et à 11 kilomètres des Landes qui connaît une flambée de l'épizootie.

La confirmation des analyses, ce lundi soir, indiquant la présence du virus H5N8,  signifie l'organisation d'une opération d'abattage de la totalité de l'élevage, 8000 têtes. Une vingtaine de vétérinaires vont se relayer sur le site dés ce mardi 19 janvier..

L'élevage de Sainte-Maure-de Peyriac en Lot-et-Garonne où le virus a été détecté dans le cheptel de canards.
L'élevage de Sainte-Maure-de Peyriac en Lot-et-Garonne où le virus a été détecté dans le cheptel de canards. © José Sousa

Des abattages préventifs qui font polémique

Dans le contexte d'épizootie, des zones de surveillance et de protection ont été établies notamment dans les Landes où l'on parle désormais de possible vide-sanitaire généralisé.

Dans un rayon de trois kilomètres autour d'un élevage contaminé des abattages préventifs sont effectués. Un protocole de biosécurité qui commence à être décrié par certains éleveurs. 

Le Président de la Chambre d'Agriculture du Lot-et-Garonne, Serge Bousquet-Cassagne, fait partie des voix qui prennent position contre ces abattages. Il est en colère et explique que cela montre "l'échec de la politique de biosécurité qui fait peser la responsabilité de l'épidémie sur les éleveurs". "Ce sont encore des animaux gaspillés, abattus pour rien!". Pour les élevages concernés par cet abattage préventif , il sera " aux côtés des éleveurs" qui s'y opposent, quitte à mettre en place "des actions massives et spectaculaires"... 

On le sait ici en Lot-et-Garonne, la Chambre d'agriculture a su se faire entendre par le passé, notamment, il n'y a pas si longtemps, dans le dossier du Lac de Caussade.

Un virus très contagieux

On compte dans la région près de 300 foyers de contaminations essentiellement dans les Landes, voisines du Lot-et-Garonne.

D'après le ministère de l'agriculture, au 14 janvier, "1,116 millions de volailles (essentiellement des canards) ont été abattues dans le Sud-Ouest sur ordre de l’administration, suite à la détection de foyers ou de manière préventive pour limiter la propagation du virus".

 

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
grippe aviaire agriculture économie polémique société