Nouvelle-Aquitaine : les acteurs de la filière cuir s'engagent pour des produits de meilleure qualité

Avec la signature, ce jeudi 15 octobre 2020, d'un partenariat entre la région et les acteurs de l'industrie du cuir, la filière espère améliorer la qualité des produits et les retombées économiques. 

© F3 Limousin
C'est un projet en discussion depuis plus de 10 ans qui a aboutit aujourd'hui, entre les acteurs de la filière cuir en Nouvelle-Aquitaine, la région et les départements de la Dordogne, la Haute-Vienne et la Corrèze : la Filière Excellence Cuir Nouvelle-Aquitaine (FECNA). Ce projet a pour objectif d'améliorer la qualité des cuirs produits dans la région, avec un engagement de tous les acteurs de la filière, de l'élevage à la tannerie, en passant par l'abattage. 

"Nous avons des élevages avec des qualités de fibres qui permettent de produire des cuirs merveilleux", analyse Laurent Duray, président du label RésoCUIR, un des initiateurs du projet. "Mais jusqu'à présent ces cuirs pouvaient présenter des défauts de surface, comme des cicatrices ou des traces". Des défauts qui poussent les fabricants à jeter beaucoup de peaux dans les ateliers de transformation. "Dans la région nous travaillons beaucoup avec les industries du luxe qui sont à la recherche de cuits parfaits, sans tâches", poursuit Laurent Duray.

La filière cuir représente 4000 emplois dans la région

L'objectif de la FECNA est donc de travailler à la qualité de la peau dès l'élevage, puis à chaque étape de la production du cuir. Cela passe par plusieurs mesures qui vont être mises en place par les différents acteurs. Les éleveurs doivent par exemple faire en sorte de supprimer les barbelés, qui peuvent écorcher la peau des bêtes, ou de traiter les animaux contre les poux et la teigne. Même vigilance au moment du transport des bêtes et de leur abattage.

Des démarches qui ont un coût et c'est là que la région et les départements entrent en jeu, puisqu'ils vont prendre en charge ces nouvelles dépenses. Le but à long terme est également d'assurer une meilleure répartition des revenus du cuir à l'ensemble des acteurs. 

"L'objectif est que les éleveurs ne considèrent plus la peau comme un 'déchet', mais au contraire comme une matière première qui peut aussi leur bénéficier, avance Laurent Duray. Travaillons à la qualité et toutes les peaux qui ne seront pas mises à la poubelle seront rapportées en valeur ajouté aux éleveurs"

En Nouvelle-Aquitaine, l'industrie du cuir représente près de 4 000 emplois. 

 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
économie artisanat