INFOGRAPHIE. En Poitou-Charentes, certains départements sont inégaux face à la circulation du virus

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Écrit par Anastasia Nicolas
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Image d'illustration © Patrice Hertzog - AFP

Faut-il repousser la date du 15 décembre pour le déconfinement ? Si en France l’épidémie repart à la hausse, poussant le gouvernement à la plus grande prudence, en Poitou-Charentes aussi, tous les indicateurs ne sont pas au beau fixe.

Comme une mise en garde, Jérôme Salomon (médecin infectiologue et directeur général de la Santé) a annoncé la couleur lundi soir : l’évolution de la crise sanitaire ne prend pas le tournant espéré. Le cap des 5.000 contaminations par jour fixé par Emmanuel Macron pour déconfiner le pays d’ici le 15 décembre s’éloigne chaque jour un peu plus. Dans la région Poitou-Charentes, le reflux de l’épidémie connait aussi quelques accrocs.

Evolution de l’épidémie en Charente-Maritime
La Charente-Maritime est relativement épargnée, et reste le seul département de la région Nouvelle-Aquitaine à être sous le seuil d’alerte de 50 cas pour 100.000 habitants. Si le déconfinement est en péril à l’échelle nationale, les bons indicateurs de la Charente-Maritime ont poussé les députés et sénateurs du département à réclamer un régime particulier.
Dans une lettre ouverte adressée à Jean Castex, les parlementaires demandent une dérogation autorisant l’ouverture des cafés et restaurants dès le 15 décembre, si le taux d’incidence est inférieur à 40. Il est actuellement de 21,9 pour 100.000.
Mais la seconde vague de novembre a été légèrement plus forte que la première, et plus de malades ont dû faire un séjour à l’hôpital. Au pic de l’épidémie en novembre, on comptait 122 personnes hospitalisées, contre 94 à la mi-avril. Le reconfinement a rapidement porté ses fruits puisque qu’au 9 décembre 2020, le département compte seulement 62 patients hospitalisés, dont 10 en réanimation.Evolution de l’épidémie dans les Deux-Sèvres
Le département avait été plutôt épargné durant le premier confinement, mais a plus de difficulté à endiguer l’épidémie cette fois.
Dans les Deux-Sèvres, les chiffres de l’épidémie repartent à la hausse. Une situation qui soulève l’inquiétude de l’ARS Nouvelle-Aquitaine.
Ici, le taux d’incidence moyen est de 92 pour 100.000, en augmentation de 12 points par rapport à la semaine dernière. Et ce taux est particulièrement élevé chez les personnes âgées… Environ 138 pour 100.000 pour les 80 à 89 ans, et de 370 pour 100.000 pour les plus de 90 ans.
Alors qu’au pic de l’épidémie en avril, 38 malades étaient hospitalisés, ce chiffre a presque triplé et est monté jusqu’à 100 en novembre. Pas plus de patients en réanimation, en revanche, le nombre de lits occupés réduit plus lentement.

Evolution de l’épidémie en Charente
Là aussi, l’épidémie frappe un peu plus durement que lors de la première vague, même si les chiffres sont loin d’être affolants. Comme les Deux-Sèvres, la Charente est ce que les spécialistes appellent un « département plateau », un territoire où les chiffres de l’épidémie stagnent actuellement.
En décembre, le nombre de personnes hospitalisés est même repartis légèrement à la hausse. On compte actuellement 39 patients hospitalisés dont 2 en réanimation, un chiffre stable depuis le début du mois.

Evolution de l’épidémie dans la Vienne
Dans la Vienne, le taux d’incidence reste à la baisse pour la cinquième semaine consécutive. Il est de 65,8 pour 100.000 habitants. Un chiffre encourageant, mais insuffisant pour que le département repasse sous le seuil d’alerte.
Comme dans les autres départements, plus de personnes ont été hospitalisées durant la seconde vague.
En revanche, si les lits en réanimation sont moins occupés que pendant la seconde vague, ce nombre repart à la hausse depuis quelques jours.
La circulation du virus augmente dans les Deux-Sèvres

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