Pollution marine : l'Itsas Belara ramasse les déchets flottants au large de la Côte basque

Chaque année, l'équipage de l'Itsas Belara, basé à Saint-Jean-de-Luz, ramasse entre 12 et 20 tonnes de déchets en mer, au large de la Côte Basque. Depuis 1998, ce bateau est affrété par le syndicat mixte Kosta Garbia.
L'Itsas Belara ramasse une bouteille de plastique dans ses filets.
L'Itsas Belara ramasse une bouteille de plastique dans ses filets. © France 3 Euskal Herri

Depuis le début du mois de mai, l'équipage de l'Itsas Belara, a déjà "pêché" 4,6 tonnes de déchets flottants au large de la Côte basque pour lutter contre la pollution marine et celle du littoral. Chaque année depuis 1998, il collecte entre 12 et 20 tonnes de détritus dans l'océan. 

"À terre, il y a quand même du changement, donc on se retrouve avec moins de déchets venant de la côte quotidiennement", constate Arnaud Clavier, capitaine de l'Itsas Belara. 

"Mais il y a toujours des quantités qui sont dans l'océan et qu'il faut ramasser, qui viennent avec les courants du large. C'est là qu'on se retrouve avec de grosses quantités de déchets" déplore-t-il. 

Des déchets triés et étudiés 

Tous les déchets récupérés par le bateau sont enregistrés et analysés à terre, afin d'améliorer constamment l'efficacité de la collecte. 

"On développe des outils de modélisation, de prévision de risques d'abondance de ces déchets, c'est-à-dire où est-ce qu'en mer on va trouver une zone plus sujette ce jour-là, à recevoir des déchets de source diverse" détaille Amandine Declercq, docteure en Océanographie. 

→ regardez le reportage d'Emmanuel Clerc et Sarah Karama

Au large de la côte basque, un bateau chargé de collecter les déchets en mer


Ce bateau affrété par le syndicat mixte Kosta Garbia, qui rassemble la Communauté Pays Basque et du Département des Pyrénées-Atlantiques, pour un coût de 75 000 euros.

"Les activités humaines génèrent des déchets, ce qu'on peut regretter et déplorer. On peut essayer de changer les comportements, mais à ce stade, il est encore fondamental de continuer ce ramassage pour éviter que ces tonnes de déchets finissent sur nos plages", souligne Emmanuel Alzuri, du syndicat Mixte Kosta Garbia

 

 

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