Suspicion d'attaque d'ours sur un troupeau à Cauterets : éleveurs et bergers manifestent à Bayonne

Une dizaine de brebis mortes devant la sous-préfecture de Bayonne. / © A.Irrosbehere/F3 Nouvelle-Aquitaine
Une dizaine de brebis mortes devant la sous-préfecture de Bayonne. / © A.Irrosbehere/F3 Nouvelle-Aquitaine

Ce lundi 2 septembre, le syndicat de la FDSEA et la confédération paysanne basque ELB ont appelé à manifester devant la sous-préfecture de Bayonne. Ils suspectent une nouvelle attaque d'ours après la mort de 15 brebis dans la nuit du 30 au 31 août dernier.

Par M.D

Une dizaine de brebis mortes, disposées sur la route, en face de la sous-préfecture de Bayonne. Un spectacle morbide destiné à faire réagir les autorités sur la présence de l'ours dans les Pyrénées.

Ce lundi 2 septembre, plus d'une centaine d'éleveurs, réunis par la FDSEA et ELB, la confédération paysanne basque, ont manifesté à Bayonne pour dénoncer une nouvelle attaque, qui selon eux aurait été perpétrée par un ours.
 

Quinze brebis tuées

En effet, dans la nuit de vendredi à samedi dernier, mille brebis ont été attaquées près de la station de Cauterets. Quinze d'entre elles ont été tuées, mais plus d'une centaine ont été blessées après un dérochement. Finalement, dimanche dernier, une vingtaine a dû être euthanasiée. Un crève-coeur pour les deux éleveurs basques propriétaires des troupeaux :


Suspicion d'attaque d'ours sur le troupeau d'un éleveur basque à Cauterets ( reportage de Nora Genet et Benoit Bracot)  : 
 
Suspicion d'attaque d'ours sur le troupeau d'un éleveur basque à Cauterets
Intervenants : Romain Jaureguiberry, Eleveur - Propriétaire du troupeau, Pascal Harispuru, Eleveur - Propriétaire du troupeau, Olivier Maurin, Co-président fédération des éleveurs transhumants Equipe : GENET Nora, BRACOT Benoit, BERGE Corinne

Malgré une recherche intensive et l'aide de confrères, 250 bêtes sont encore introuvables à l'heure actuelle.
 

Aucune expertise réalisée

Bien qu'aucune expertise n'ait encore confirmé une attaque d'ours, éleveurs et bergers ont décidé de se mobiliser pour dénoncer la présence du prédateur. Ils ont été reçus par les services de la sous-préfecture, ce matin. La polémique de l'ours dans les Pyrénées est donc à nouveau relancée entre pro et anti-ours.

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