Tour de France 2023 : à Bayonne, les derniers préparatifs avant l'arrivée de la 3e étape

À Bayonne, la ville se prépare à accueillir le Tour de France pour la première fois depuis 20 ans. Un projet entamé il y a six mois pour que les coureurs arrivent dans les meilleures conditions et que la fête soit belle.

Aux alentours de 8 h 30, ce 3 juillet 2023, les techniciens s'affairent. Après des heures de travail, le tracé de la ligne d'arrivée représente la touche finale. Mais les premiers spectateurs n'ont pas attendu pour se placer stratégiquement au plus près de l'arrivée de la 3ᵉ étape de ce Tour de France 2023, qui offre un finish au sprint.

Avant d'en arriver là, de nombreux moyens ont été mobilisés pour que tout soit impeccable. La société A.S.O qui organise la grande boucle et les services de la ville de Bayonne travaillent main dans la main depuis de nombreux mois pour que l'évènement soit au rendez-vous des attentes. 

Une préparation de 6 mois

Depuis trois heures du matin, les services de la ville de Bayonne s'affairent. Les barrières ont été installées sur l'avant-dernier kilomètre de l'étape et les points sensibles plus en amont. "Depuis ce matin, plus de 1 250 barrières ont été posées", comptabilise vers 5 heures du matin Patrick Elizagoyen, chef du pôle espaces verts de Bayonne. Pour l'occasion, une centaine d'agents municipaux ont été dépêchés et seront rejoints par une centaine de bénévoles. En tout, la ville de Bayonne a installé 7 km de barrière.

Après les premières installations, Jean Peytavin, directeur des sports de la ville de Bayonne se disait satisfait. "Ça se passe parfaitement bien. On a commencé à travailler déjà, il y a six mois, sur ce projet. La société A.S.O est quand même très aguerrie, on a affaire à des professionnels qui sont parfaitement adaptés à l'organisation d'évènements de cette dimension mondiale, assure-t-il. Les services municipaux ont, eux-mêmes, un petit peu l'habitude avec les fêtes de Bayonne. On est capable de faire pas mal de choses."

Les directives sont envoyées par A.S.O qui donne "un cahier des charges très rigoureux". "Il faut que tout soit prévu en amont. Ce qui était important, ce sont les réunions qui ont eu lieu cet hiver. C'est surtout la préparation et les repérages qui sont très longs. Il faut bien expliquer aux villes ce qu'on attend d'elles. Là, tout se déroule comme prévu", se réjouit Stéphane Boury, commissaire général en charge des arrivées du Tour de France.

Pour le tracer, les contraintes sont grandes afin de réunir tous les éléments. "La priorité, c'est la sécurité des coureurs, affirme Stéphane Boury. Après, il fallait une zone où on puisse mettre toutes les infrastructures du Tour." Un espace de 10 000 m² pour la zone technique d'arrivée et un autre de 5 000 m² sont nécessaires pour la "zone de vie". Ce qui limite les possibilités d'installer une ligne d'arrivée. Mais sur cette étape, le commissaire général en charge des arrivées est satisfait : "On essaie d'être au plus proche du centre-ville, mais ça devient de plus en plus compliqué avec les nouveaux aménagements urbains. Ici je crois qu'on l'a trouvé : on est à 500 m du cœur de ville et sur un beau final."

Une arrivée au sprint 

Cette 3ᵉ étape devrait offrir un finish au sprint. Pour ce genre d'étape, plus encore que pour les autres, tout doit être parfaitement en place sur la ligne d'arrivée. "Il y aura des caméras pour la photo-finish qui prennent 10 000 photos par seconde afin de départager les coureurs si le sprint est très serré", dévoile Stéphane Boury. Mais pas seulement. Les équipes doivent installer la fibre optique pour partager les images dans le monde entier ainsi que des groupes électrogènes pour faire fonctionner le dispositif. Au total, 500 techniciens sont mobilisés uniquement pour la ligne d'arrivée.

Une organisation d'ampleur dont ont pu profiter les premiers spectateurs, présents depuis huit heures du matin pour obtenir les meilleures places. "Être si proche de la ligne d'arrivée, je ne sais pas comment le décrire, mais c'est énorme. Je regarde le Tour chaque année et pour une fois que c'est dans le Pays basque, à côté de la maison, j'ai décidé de venir directement", explique Kévin Capdevila venu depuis Bidache. Il espère pouvoir assister au plus près à une autre victoire française.

Daniel Dulong est, lui aussi, venu tôt du Béarn pour avoir la meilleure vue possible sur l'arrivée de cette 3ᵉ étape. "La magie du tour, c'est toujours un grand plaisir, sourit-il. Le cyclisme, il faut un peu le pousser dans la région parce qu'il commence à être un petit peu en baisse. Je suis dans le cyclisme, je m'occupe d'un petit club à côté, je pense qu'on a besoin de ces arrivées pour stimuler un peu ces jeunes." Depuis la fin de matinée, tout est déjà en place pour accueillir le Tour de France à Bayonne, pour la première fois depuis 20 ans. Sur place, une belle fête s'annonce pour laquelle ils sont de plus en plus nombreux et impatients.