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Béarn : les agriculteurs préparent des alternatives au glyphosate

© France 3 Sud Aquitaine
© France 3 Sud Aquitaine

Dans le Béarn, des agriculteurs se forment aux pratiques alternatives au glyphosate. La France souhaite interdire d'ici 2020 cet herbicide, aujourd'hui incontournable, et pourtant classé comme "cancérogène probable", par le Centre international de recherche sur le cancer.

Par Maïté Koda avec Laurent Lataste

Comment se préparer pour l'ère post glyphosate? La question est plus que jamais d'actualité, puisque d'ici 2020, cet herbicide devrait être totalement interdit en France.
 
Dans le Béarn, les agriculteurs évoquent déjà la possibilité de cultiver de nouvelles espèces, qui ne nécessiteraient pas l'utilisation du glyphosate, utilisé pour la destruction des couverts végétaux.
 
"On est au début des essais. Si on nous supprime du jour au lendemain le glyphosate, ca pourrait être compliqué dans l'immédiat, reconnait Serge Cruzalèbe, agriculteur à Boumourt.
 
 

Des alternatives au glyphosate

Ces alternatives existent pourtant. Et une association "Agro réseau 64", militante d'agro écologie, se déplace pour les présenter.
 
"Il existe des outils qui ont leurs avantages et leurs inconvénients, et chaque espèce réagit différemment", expose de son côté Jean-Marc Couturejuzon membre d'Agro Réseau 64.  
 
 
Béarn : les agriculteurs préparent des alternatives au glyphosate

Un herbicide contesté

 Fin novembre 2017, la France se donnait trois ans pour sortir du glyphosate.   Cet herbicide, le plus utilisé en Europe, est depuis longtemps pointé du doigt par les associations écologistes et les professionnels de la santé.
 
Il a été classé comme "cancérogène probable" pour l'homme en 2015, par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), même si les effets sur la santé d'une exposition au glyphosate, que l'on retrouve notamment dans l'incontournable désherbant RoundUp ont été remis en cause par plusieurs agences européennes.
 
 
 
Difficile interdiction
Au-delà de la problématique des agriculteurs, son interdiction en France par principe de précaution,  pourrait mener à des poursuites juridiques, menées contre l'Etat par des fabricants de pesticides. 

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