Le long combat de Martine Sanpietro d'Oloron à Paris

Martine Sampietro, atteinte de myofasciite à macrophages, une forme de myopathie, qu'elle a contractée suite à une vaccination, dépose un dossier aujourd'hui à Paris avec d'autres malades devant l'Oniam, l'établissement public chargé d’indemniser les victimes d’accidents médicaux

Martine Sampietro est toujours à Paris en pointe dans son combat pour faire reconnaître sa maladie. Un combat mené avec 13 autres malades atteints de myofasciite à macrophages, une forme de myopathie inflammatoire, qu'ils ont contractée suite à des vaccinations.

L'ancienne aide-soignante de l'hôpital d'Oloron demande à être indemnisée au titre d'un accident du travail, et non en longue maladie.
Elle est régulièrement réexaminée depuis 2006. Il aura fallu plusieurs années encore pour qu'un médecin diagnostique la fameuse myofasciite à macrophages et son cortège de douleurs musculaires et articulaires intenses, avec des troubles cognitifs et de la mémoire.

Elle défend la thèse que sa maladie a été contractée suite à des vaccinations répétées et obligatoires contre l'hépatite B au sein de l'hôpital d'Oloron pour le personnel soignant.

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©INA


Différence entre vaccins « obligatoires » et vaccins « recommandés » 

En France, seule  le DTP (diphtérie, tétanos, polio) est obligatoire. Le dispositif législatif à ce propos repose sur la loi (article R311-9 du Code Santé Publique) qui déresponsabilise le médecin qui a pratiqué la vaccination. Cela induit que si le vaccin est obligatoire et que par malheur les choses se passent mal , il ne peut y avoir de recours contre le médecin.

Par contre une autre loi  autorise à porter plainte contre le Ministère de la Santé. Ce Ministère dispose en effet d’un bureau d’indemnisation pour les victimes ou parents de victimes suite à une vaccination obligatoire, dénommé « Office National d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales ». Ce dépôt de plainte n’est possible que s’il s’agit d’un vaccin « obligatoire ». Il ne concerne pas les vaccins « recommandés ». 



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