Hippodrome de Pau : Christophe Pieux, le premier jockey Français statufié

Le détenteur de quinze cravaches d'or et retiré des champs de course depuis 2012, est devenu dimanche à Pau le premier jockey français à être statufié de son vivant. Sa statue de bronze a été dévoilée à l'entrée de l'Hippodrome Pont Long sous les yeux du jockey.

le jockey palois Christophe Pieux et sa statue de Bronze en compagnie de Jean-Louis Foursans-Bourdette, président de la société des courses des Pyrénées-Atlantiques
le jockey palois Christophe Pieux et sa statue de Bronze en compagnie de Jean-Louis Foursans-Bourdette, président de la société des courses des Pyrénées-Atlantiques © GAIZKA IROZ / AFP
Cette première française s'est déroulée lors du Grand cross de Pau, ville où l'entraîneur Jacques Ortet avait repéré Christophe Pieux en 1987 et où celui qu'on surnomme "le crack Jockey" a remporté sept Grands prix.

Jockey français le plus titré, Christophe Pieux compte à son actif quelque 8.000 courses, plus de 2.000 victoires, 15 cravaches d'or, trois premières places au podium du grand steeple-chase de Paris, sept Grands prix de Pau. Il est médaillé d'or de la Jeunesse et des sports. Egalement surnommé "l'équilibriste du saut d'obstacle", il avait mis fin à sa carrière en 2012. "Normalement, les jockeys d'obstacle arrêtent à 36 ans. Il était temps, après cinquante fractures de longues années de "régime jockey", d'y songer".



"Le Zidane du monde hippique"

Jean-Louis Foursans-Bourdette, président de la société des courses des Pyrénées-Atlantiques, a rappelé que, jusqu'à présent, aucun jockey français n'avait été statufié "alors que deux l'ont été" en République tchèque et en Angleterre. "Nous sommes fiers que la statue de Christophe soit érigée à Pau, qui est le temple du saut d'obstacles. Christophe en est la légende vivante", a-t-il insisté. "C'est un génie, le Zidane du monde hippique", a soufflé à ses côtés, Jacques
Ricou, président de l'Association des jockeys.

La statue de bronze

De 1,65 m,  et de 200 kg représente Christophe Pieux assis sur sa barrière, cravache à la main. Elle a été financée entièrement par des donateurs et réalisée par un collectif d'artistes.
"Yves Saint-Martin aurait mérité cet honneur bien plus que moi. C'est le jockey du siècle", a lancé Christophe Pieux devant une centaine d'amis et de représentants du monde hippique.

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