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Pau : Alexandre Junca aurait séjourné dans une cave avant sa mort

Pour la première fois dans l'enquête sur la mort d'Alexandre Junca, adolescent tué à coups de marteau à Pau en juin 2011, la compagne du principal suspect a déclaré que l'enfant a été séquestré dans une cave avant sa mort.

"Mme Fatima Ennejah a fait des déclarations devant la juge d'instruction, Lucile Pichenot, disant que l'enfant aurait séjourné dans la cave de son ancien appartement qui se trouve dans un immeuble dans le centre de Pau, sachant que depuis les faits cet immeuble a été entièrement rénové", a déclaré le procureur de la République à Pau, Jean-Christophe Muller.

Fatima Ennejah aurait déclaré: "Je suis chez moi et j'entends des hurlements d'enfants qui viennent de la cave". Puis, mettant en cause le principal suspect dans cette affaire, son ancien compagnon Mickaël Baehrel, elle a déclaré avoir reconnu sa voix disant "prends ça et ferme-là". Elle aurait également affirmé s'être rendue dans la cave et y avoir découvert le corps de l'enfant inanimé. 
Suite à sa déclaration, la police judiciaire est allée perquisitionner mardi soir à 18h30 l'appartement du 31 de la rue Emile-Guichené à Pau. L'ancienne compagne de Mickaël Baehrel, le meurtrier présumé d'Alexandre Junca, vient d'être confrontée à ses déclarations du matin même, regardez le reportage d'Elise Deycard  et Catherine Pipard
avec les Interviews de Ce mercredi, des investigations par la police scientifique et technique sont en cours.


Rappel de l'affaire Junca

Mickaël Baehrel, 27 ans, avait reconnu devant un juge d'instruction "avoir frappé" Alexandre Junca, 13 ans, avec un marteau "parce qu'il avait la rage". Marginal originaire de Normandie qui s'était fixé à Pau en 2008, il s'était ensuite rétracté et jamais l'enquête n'était parvenue à démontrer si l'enfant était mort la nuit de l'agression ou plus tard. Le corps démembré de l'adolescent avait été retrouvé en plusieurs étapes, d'abord un fémur en juin, puis en octobre, sous une digue provisoire édifiée sur la rivière traversant la ville. En plus de Mickaël Baehrel et de Fatima Ennejah, deux autres personnes, Mike, un ami du marginal, et Claude Ducos, un retraité de 74 ans qui entretenait des relations homosexuelles avec le principal suspect, ont été mises en examen pour assassinat avec actes de torture et de barbarie et séquestration de plus d'une semaine, en bande organisée, d'un mineur de moins de quinze ans.
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